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Samedi 10 décembre 2016 (rezonodwes.com).-  Malgré le rejet par les Colombiens, dimanche dernier, de l’accord visant à clore un conflit de plus de 50 ans, le prestigieux prix Nobel de la paix a été attribué ce vendredi au président Juan Manuel Santos. Une récompense synonyme d’hommage et d’encouragement pour cet homme de 65 ans qui a risqué tout son capital politique pour mettre fin à un demi-siècle de guerre fratricide.




Issu d’une famille de la haute société de Bogota, Juan Manuel Santos a débuté en politique en 1991. D’abord journaliste, il avait remporté le prix du roi d’Espagne pour ses chroniques sur la révolution sandiniste au Nicaragua. Ce travail « nous a profondément marqués »,  a-t-il dit un jour à propos de cette investigation menée avec son frère Enrique, autre acteur clé du processus de paix.  Celui-ci a été entamé officiellement avec les Farc en 2012, mais secrètement dès l’accession au pouvoir de Santos en 2010. Lorsqu’il a fait son entrée au palais présidentiel Casa de Nariño, ce politique qui se définit comme d' »extrême centre », avait déjà poursuivi la guérilla lors d’une implacable croisade menée alors qu’il était ministre de la Défense de son prédécesseur de droite Alvaro Uribe. Le but : affaiblir les Farc pour les contraindre à négocier.




Le Prix Nobel de la paix récompense « la personnalité ou la communauté ayant le plus ou le mieux contribué au rapprochement des peuples, à la suppression ou à la réduction des armées permanentes, à la réunion et à la propagation des progrès pour la paix » selon les volontés, définies par testament, d’Alfred Nobel. Cela comprend la lutte pour la paix, les droits de l’homme, l’aide humanitaire et la liberté.

Le prix de l’année peut être partagé entre deux, voire trois personnalités ou institutions ayant rendu de grands services à l’humanité par la voie diplomatique. Il a été attribué pour la première fois en 1901.

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