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Après trois mois de vacances, Barack Obama assiste à une conférence à l’université de Chicago lundi 24 avril. De retour en tant que (simple) citoyen, l’ancien président des Etats-Unis se lance dans un projet de formation de la jeunesse démocrate à travers sa Fondation Obama.




Retour aux affaires pour le couple Obama, après des vacances (coûteuses) dans une villa louée sur une île de Polynésie.

 « Je continue de vous demande de croire – pas en ma capacité d’apporter le changement, mais en la vôtre. Je crois au changement parce que je crois en vous. »

Comme promis, Barack Obama revient sur le devant de la scène grâce à une conférence à l’Université de Chicago, lundi. Cette visite télévisée sera sa première intervention publique depuis son départ de la Maison Blanche en janvier. Selon la Chicago Tribune, il a l’intention de s’adresser aux jeunes sur le sujet de l’engagement civique et de l’organisation de la communauté. Des thèmes au cœur des nombreux projets de l’ancien président.

Un projet aux airs d’une campagne anti-Trump

Barack Obama compte en effet poursuivre, en dehors du bureau oval, ses œuvres caritatives, notamment  son programme de tutorat ‘My Brother’s Keeper’ pour les jeunes défavorisés. A cet effet, il loue des bureaux à seulement deux kilomètres de la Maison Blanche.

L’ancien président a aussi pour projet de réformer le parti démocrate et notamment de former les jeunes de la politique américaine à travers sa Fondation Obama.

Selon Europe 1: « Maintenant, on voit bien que Barack Obama essaie de revenir progressivement au travail… C’est précisément à travers sa fondation qu’il commence à mettre en place un certain nombre de programmes. »

Cette fondation se base sur des valeurs défendues par l’ancien président et se concentrera sur la formation de la future génération de citoyens. Barack Obama se lance ainsi dans une lutte contre la démarche de Donald Trump.  A travers sa « start-up Obama », l’ex-président veut montrer les possibilités offertes par le parti démocrate et empêcher Trump de défaire les réformes mises en place sous ses deux mandats. Comme il l’a expliqué au magazine Rolling Stone après l’élection de Donald Trump à la présidentielle, la majorité des jeunes votent pour le Parti démocrate. Le futur du pays repose donc, selon lui, dans les mains de la génération Y.




Autre projet : l’ouverture d’un centre présidentiel prévue en 2021. Les programmes de ce centre, situé dans le sud défavorisé de Chicago, lieu de naissance de Michelle Obama, se propageront à travers des organisations à but non-lucratif dans tous les Etats-Unis et bientôt (ils l’espèrent), à l’international. Le couple Obama a fait part de ce projet dans une vidéo avant de partir en vacances, incitant les américains à leur envoyer leurs idées afin de construire ce centre à l’image de la communauté.

« Plus qu’une bibliothèque ou un musée, ce sera un centre vivant pour la citoyenneté. »

Grâce à ce centre, Obama voudrait venir en aide aux jeunes qui aspirent à devenir des leaders. Il proposerait ainsi des formations et des opportunités pour « la prochaine génération de leaders : travailleurs sociaux, journalistes, élus. Ces 20-30 ans qui sont pleins d’idéalisme », expliquait-il au magazine Rolling Stone avant son départ.

Le porte-parole d’Obama a aussi confirmé que celui-ci rendra visite le 25 mai à Angela Merkel en Allemagne à l’occasion de la célébration du 500ème anniversaire du protestantisme. Les deux anciens homologues discuteront de l’importance de la démocratie à l’échelle internationale.

Un retour à la vie normale (ou presque)

Côté vie personnelle, les Obama continuent de vivre à Washington afin que leur plus jeune fille finisse son éducation dans le lycée où elle se trouve déjà. Interrogé sur l’éventualité d’une candidature de sa femme à la prochaine présidentielle dans quatre ans, Obama a affirmé qu’elle ne l’envisageait pas du tout.




En ce qui concerne leurs revenus post-présidence, les Obama se sont chacun lancés pendant leurs vacances dans l’écriture de leurs mémoires. Des livres qui devraient leur rapporter d’ores et déjà une avance de 65 millions de dollars et dont les ventes sont estimées à 300.000 ou 500.000 exemplaires chacun selon Laurent Laffont, directeur général de Lattès (groupe Hachette).

La Tribune

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