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Un sondage révèle que la faim affecte les élèves de façon significative tant sur le plan émotionnel qu’académique;
Une nouvelle récompense vise à célébrer ces bénévoles qui font une différence

Mardi 22 août 2017 – Alors que les enfants se préparent pour la rentrée scolaire, un état de crise se fait sentir dans les classes du Canada. Un nouveau sondage dévoile que la faim a non seulement des conséquences sur la capacité d’apprendre des élèves, mais qu’elle affecte également les interactions sociales d’un enfant sur cinq au Canada qui arrive à l’école le ventre vide, car la nourriture est insuffisante à la maison.




Les enseignants affirment que ce stress émotionnel peut affecter l’ensemble de la classe, d’où l’importance de veiller à ce que chaque enfant soit rassasié avant de commencer sa journée. Les clubs de petits déjeuners présents un peu partout au Canada jouent un rôle important dans la préparation des élèves pour la réussite. Cette année, un nouveau prix sera décerné aux bénévoles qui font une différence au sein de ces programmes scolaires essentiels.

Les faits concernant la faim dans les écoles du Canada sont alarmants selon le quatrième sondage annuel Des petits déjeuners pour des meilleures journées de Kellogg, mené auprès d’enseignants canadiens. On apprend avec étonnement que 95 % des enseignants canadiens s’entendent pour dire que les enfants qui n’ont pas mangé avant d’arriver à l’école sont généralement moins motivés et obtiennent des résultats académiques moins élevés que ceux qui ont pris un petit déjeuner. 2 En outre, 87 % des enseignants sondés affirment également que ces enfants qui arrivent le ventre vide sont plus réservés et qu’ils ont moins d’interactions avec les autres enfants de l’école2.

« Pour les enseignants, il n’est pas difficile de constater les conséquences négatives de la faim sur les enfants », explique Paul Jones, voix radiophonique pour les Raptors de Toronto et ancien enseignant et directeur d’une école primaire. « Je me rappelle que les enfants qui avaient faim avaient beaucoup de mal à entrer en relation avec les autres et qu’ils dérangeaient généralement plus que les autres. Il était clair que les enfants qui avaient mangé étaient plus heureux et avaient une plus grande soif d’apprendre. Demandez à n’importe quel enseignant : les effets positifs du petit déjeuner sur les résultats scolaires et l’expérience sociale d’un enfant sont évidents. »




SONDAGE DES PETITS DÉJEUNERS POUR DES MEILLEURES JOURNÉES DE KELLOGG MENÉ AUPRÈS D’ENSEIGNANTS CANADIENS : RÉSULTATS
Les experts reconnaissent que la faim peut affecter la concentration et l’apprentissage. Le sondage de cette année a toutefois soulevé de nouvelles préoccupations allant au-delà de la performance académique. La faim chez l’enfant peut entraîner des problèmes de comportement :

  • 93 % des enseignants constatent que les enfants qui ont faim sont plus irritables et perturbateurs en classe2
  • Les enseignants estiment que, de façon générale, les enfants qui arrivent à l’école le ventre vide perdent jusqu’à deux heures par jour en raison du manque de productivité. Cela correspond à un tiers de la journée ou à presque quatre mois de l’année.Ces enfants passeraient donc plus de quatre ans à être non productifs de la maternelle à la fin du secondaire!
  • 86 % des élèves qui ont faim sont plus susceptibles que les autres d’entrer dans l’engrenage de l’intimidation3
  • Les deux tiers des enseignants sondés ont observé que les élèves qui ont faim ont du mal à se faire des amis3.





« Ça ne peut pas seulement être le problème des autres, poursuit M. Jones, la faim rend les enfants perturbants et l’enseignement plus difficile. La perte de productivité peut devenir problématique pour tous les élèves de la classe. En fin de compte, c’est dans l’intérêt de tous de veiller à ce que tous les élèves commencent leur journée dans de bonnes dispositions. Voilà pourquoi les clubs de petits déjeuners sont si importants. »

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