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Frontière: Phillippe Couillard et la peur d’avoir peur
par Jean-François Lisée

Dimanche 13 août 2017 (rezomontreal.ca).- Dans des lettres adressées vendredi aux Premiers ministres Phillippe Couillard et Justin Trudeau, je leur ai demandé la suspension de l’entente sur les Pays tiers sûrs qui fait en sorte que, chaque jour, des centaines de demandeurs d’asile traversent la frontière.



La suspension de l’accord n’empêcherait pas les demandes d’asile, mais ferait respecter notre frontière et assurerait qu’on ne la traverse que dans l’ordre et la dignité, aux postes de frontières réguliers.

Sortant du Congrès des jeunes libéraux où il ne s’était pas formellement opposé à faire une autre brèche dans la loi 101, Phillippe Couillard a expliqué qu’il ne fallait pas suspendre l’accord, car ce geste pourrait être mal interprété par les États-Unis.

On trouve bien là la réaction d’un chef de gouvernement qui a peur d’avoir peur. Alors qu’une situation exceptionnelle à notre frontière rendrait parfaitement justifié et parfaitement explicable une suspension de l’entente, Phillipe Couillard a la réaction de celui qui a peur du voisin américain.

Il n’est pas guidé par l’intérêt national, il n’a pas confiance en notre capacité de plaider notre cause, il ferme le dossier, « au cas où » ce serait mal interprété.



Premier ministre, je n’aurais pas cette timidité. Ancien conseiller diplomatique de deux premiers ministres et ministre des Relations internationales, j’ai pleinement confiance que nous avons l’entière marge de manoeuvre pour procéder ainsi. Pour tout dire, cette décision passerait essentiellement inaperçue à Washington, qui ont bien d’autres chats à fouetter.

Vivement qu’une réelle volonté politique prenne le pouvoir à Québec le 1er octobre 2018, avec le Parti Québécois.

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