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Saint-Bernard-de-Lacolle, Québec, mercredi 16 août 2017 (rezomontreal.ca).- A mesure que le flot de migrants se déverse sur la frontière, les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles et le temps d`attente s`allonge pour passer de quelques heures à quatre jours environ.



Le gouvernement québécois, critiqué de toutes parts, refuse de parler de crise, mais ne semble pas non plus vouloir engager les ressources nécessaires pour arriver à bien gérer la situation.

Des voix se sont élevées pour demander aux autorités de diriger une partie des demandeurs d`asile vers la ville de Québec et d`utiliser des structures qui ont été mises en place pour l`accueil des réfugiés syriens. Mais les dirigeants québécois et fédéraux planchent surtout sur l`augmentation de la capacité d`hébergement sur la frontière.

Pour Jean-Pierre Fortin, président national du Syndicat des douanes et de l`immigration, une augmentation du nombre des agents, du simple au double, est nécessaire pour pouvoir traiter avec plus de rapidité les dossiers des nouveaux arrivants.

M. Fortin a relaté que certains réfugiés sont obligés de dormir, entassés par centaines, sur des quais de débarquement de camions, tandis que d`autres, moins infortunés, ont pu se coucher à l`intérieur, mais dans des conditions extrêmement difficiles. En plus, ils doivent faire face à un manque cruel de toilettes sanitaires et une absence de douches.



Le porte-parole du Comité d’action des personnes sans statut, Serge Bouchereau s`est plaint de ce que les personnes sont reçues dans des conditions exécrables. Il a estimé qu`en vertu de la convention de Genève, le Canada doit s`efforcer d`accueillir les migrants d`une façon décente.

 

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