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« C’est avec énormément de regrets que je vous informe que le ministère des Transports du Québec a proposé de nouvelles règles qui compliqueront considérablement la vie des milliers de partenaires-chauffeurs Uber qui désirent travailler selon leur propre horaire et qui, si elles sont implantées, nous empêcheront de poursuivre nos opérations au Québec. Nous désirons être honnêtes avec vous et vous confirmer que, si ces nouvelles règles sont mises en place telles qu’annoncées, Uber ne pourra plus continuer à offrir ses services à partir du 14 octobre prochain », a déclaré M. Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d’Uber Québec.

Mardi 26 septembre 2017 (rezomontreal.ca)– Le Regroupement des travailleurs autonomes Métallos (RTAM-Métallos) déclare prendre acte de l’intention annoncée mardi matin par Uber de se retirer du marché québécois d’ici au 14 octobre prochain et invite le gouvernement à ne pas céder à un chantage pour faire abaisser des critères déjà bien peu élevés.




« Le modèle d’affaire illégitime d’Uber n’est pas fait pour le Québec. Depuis le début, nous demandons que les chauffeurs d’Uber soient soumis aux mêmes règles que les chauffeurs de taxi et de limousine. Le gouvernement n’a pas eu les mêmes exigences et déjà, c’est trop pour Uber. Québec doit rester ferme et ne pas se laisser attendrir par les stratégies de cette multinationale-voyou », fait valoir le porte-parole du RTAM, Wilson Jean Paul.

Ce que demande le gouvernement, une formation de 35 heures et une réelle vérification des antécédents criminels, est une fraction seulement de ce qui est exigé des chauffeurs de taxi, estime le porte parole.

« C’est vraiment un minimum. Le ministre a donné sa parole vendredi dernier sur ces conditions, il s’agit d’un engagement envers la sécurité des Québécois. Et on ne parle même pas de toutes les taxes impayées et des nombreuses amendes pour lesquelles il n’y a pas eu de poursuites. Partout où elle passe, Uber essaie de forcer les gouvernements à se plier à ses exigences et de casser les systèmes en place avec une concurrence déloyale. Londres a dit non la semaine dernière, maintenant Québec doit tenir son boutTant mieux si Uber en tire ses conclusions », poursuit Wilson Jean Paul.

D`un autre còté, les intermédiaires de taxi acccusent Uber de faire du bullying commercial.




« Il ne faut pas que les Québécois se trompent : Uber n’est pas obligée de stopper ses opérations, elle le fait uniquement pour frustrer ses utilisateurs et faire pression sur le gouvernement. Ça démontre bien le respect qu’elle a pour ses utilisateurs, avec qui elle joue sans scrupule, » explique Georges Malouf, porte-parole montréalais des intermédiaires de taxi.

De plus, les intermédiaires de taxi estiment que ces menaces construites par Uber ne doivent pas ralentir la modernisation du taxi annoncée par le gouvernement du Québec. « Si Uber quitte, l’importance de moderniser l’industrie du taxi n’est qu’augmentée. Les travaux annoncés en matière d’applications mobiles, d’images de marque et de compensation financière doivent aller de l’avant », estiment-ils.

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