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Le 7 février 2017, l’Assemblée nationale du Québec a approuvé à l’unanimité la nomination de madame Tamara Thermitus, d`origine haïtienne, comme présidente de la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ). Elle est entrée en fonction le 20 février 2017 dans une institution déjà en crise et sous-financée.

Mercredi 18 octobre 2017 (rezomontreal.ca).- Compte tenu de la situation de crise extrêmement grave qui persiste à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ), ATF dénonce le modèle de gouvernance non démocratique de la présidente actuelle et demande sa démission immédiate.




En plus du grave constat révélé dans un article de la Presse aujourd’hui1, Action travail des femmes dénonce le traitement que la présidente impose aux organismes de défenses de droits qui travaillent depuis de nombreuses années en collaboration avec la CDPDJ, en rompant les collaborations et les communications.

Par ailleurs, depuis son entrée en poste la présidente n’a donné suite à aucun volet du Plan stratégique 2015-20192 de la CDPDJ ciblant le travail collaboratif avec les organismes. Ce plan prévoyait, entre autres, la mise en place de deux instances de concertation supplémentaires spécialisées sur les enjeux d’égalité réelle en emploi (axe d’intervention 1.1) et des personnes ou groupes de personnes en situation de vulnérabilité ou d’exclusion (axe d’intervention 2.1).

Le climat n’a fait que se détériorer et le sentiment général d’inefficience de la Commission n’a fait que s’amplifier au sein des organisations de défense des droits alliées de la CDPDJ depuis l’arrivée de la nouvelle présidente.

De plus, c’est avec tristesse et un sentiment d’impuissance que nous avons constaté les départs et l’absence prolongée de plusieurs employéES de grande qualité de la Commission avec qui nous collaborions depuis de nombreuses années. Rendant, du même coup, difficile, voire impossible les démarches de suivi auprès de la présidence.

Cela suffit! La Commission des droits de la personne et de la jeunesse (CDPDJ) est une instance précieuse et nous demandons aux éluEs d’agir urgemment afin de remédier à une situation qui devient intolérable.




Pour rappel : Action travail des femmes est un organisme féministe à l’origine des recours légaux qui ont permis une définition jurisprudentielle de la discrimination systémique au Tribunal des droits de la personne du Québec et en Cour Suprême du Canada.


1 http://www.lapresse.ca/actualites/201710/16/01-5140227-commission-des-droits-de-la-personne-un-appel-a-laide-des-commissaires.php

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