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Mardi 24 octobre 2017 (rezomontreal.ca).- À l’heure où la population du Québec s’apprête à voter aux élections municipales du 5 novembre prochain, le Centre sur la productivité et la prospérité – Fondation Walter J. Somers (CPP) dévoile aujourd’hui une étude qui dresse le bilan des administrations municipales sortantes.

Élaborée à partir des rapports financiers municipaux transmis au ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire (MAMOT), cette analyse retrace l’évolution des dépenses de chacune des 1 110 municipalités de la province et permet de comprendre pourquoi ces dépenses ont fluctué depuis les dernières élections. Présenté sous forme d’application, cet outil peut être consulté par les citoyens désireux d’en apprendre davantage sur la gestion de leur municipalité.




« Par cet outil de démocratisation, nous souhaitons faciliter l’accès à l’information financière municipale de manière à outiller adéquatement les citoyens du Québec en prévision des élections et ainsi leur permettre de comparer rapidement leur municipalité », souligne Robert Gagné, directeur du CPP.

En compilant les rapports financiers transmis au MAMOT, les chercheurs ont constaté que les municipalités du Québec étaient parvenues à mieux contrôler leurs dépenses au cours du mandat qui s’achève. « Après avoir augmenté au rythme annuel moyen de 5,1 % entre 2010 et 2013, les dépenses des municipalités n’ont crû que de 1,8 % par année en moyenne depuis 2014, précise le directeur du CPP.

Malgré tout, le rythme de croissance des dépenses municipales demeure relativement élevé. Au cours du mandat qui s’achève, elles ont progressé 4,5 fois plus rapidement que celles du gouvernement du Québec, et deux fois plus vite que l’inflation ».

Plus important encore, les chercheurs ont observé que les propriétaires fonciers avaient été appelés à contribuer davantage à l’effort fiscal municipal au cours du dernier mandat. « Confrontées à une baisse relative des transferts gouvernementaux et n’ayant pu contrôler davantage leurs dépenses, les administrations semblent avoir misé sur l’augmentation de la richesse foncière municipale pour prélever davantage de revenus de taxation.

En somme, les citoyens ont absorbé une part plus importante de la facture fiscale de leur municipalité même si le rythme de croissance de leurs dépenses s’est affaibli », concluent les auteurs.




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