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Le Canada doit améliorer le taux d’emploi des immigrants de manière à tirer avantage de la hausse des niveaux d’immigration, selon les conclusions d’un nouveau rapport publié par le Conference Board du Canada. 

Lundi 2 octobre 2017 (rezomontreal.ca).- Alors que le gouvernement du Canada se prépare à annoncer d’ici le 1er novembre sa cible en matière d’immigration pour 2018, le rapport évalue l’incidence sur le plan économique d’une hausse de l’immigration. Une hausse des niveaux d’immigration stimulerait la croissance du PIB réel, car une population plus importante se traduirait par une augmentation des dépenses et du nombre de travailleurs, facteurs bénéfiques à l’économie. Si le Canada devait accepter 450 000 immigrants par année d’ici 2025, le PIB réel augmenterait en moyenne de 2,05 % par année entre 2017 et 2040. Cette hausse correspond à une augmentation de 0,20 point de pourcentage par rapport aux perspectives de croissance actuelle, lesquelles s’établissent à 1,85 %.




« L’immigration contribue grandement à l’économie canadienne, mais les obstacles sur le plan de l’emploi auxquels sont confrontés les nouveaux arrivants empêchent le Canada de tirer pleinement parti des avantages économiques », précise Kareem El-Assal, associée de recherche principale, Immigration, au Conference Board du Canada.

En outre, le vieillissement de la population ralentirait, car la proportion de personnes âgées passerait de 24,0 % à 22,5 % en 2040. Puisque les immigrants ont tendance à être plus jeunes que la moyenne nationale, les dépenses liées aux soins de santé en pourcentage des recettes provinciales diminueraient de 2 points de pourcentage pour s’établir à 40,5 % en 2040. Par ailleurs, le PIB réel par habitant serait légèrement inférieur à celui du maintien du statu quo des niveaux d’immigration en raison de l’afflux des revenus des nouveaux arrivants inférieur à la moyenne nationale. Dans le scénario d’immigration plus élevé, le PIB réel par habitant en 2040 est de 61 628 $, en baisse d’environ 1 270 $, cependant cela aurait peu d’incidence sur les travailleurs déjà au Canada.

Par contre, une hausse des niveaux d’immigration pourrait donner naissance à des contraintes économiques et budgétaires si le Canada ne relève pas les défis liés au marché du travail auxquels les immigrants doivent souvent faire face. Selon un précédent rapport du Conference Board, le sous-emploi se traduit pour une perte approximative annuelle de 12,7 G$ en salaires pour les immigrants. Ainsi, la croissance économique canadienne subit les conséquences d’une perte de productivité, d’une baisse des recettes fiscales et d’une réduction du pouvoir d’achat des immigrants.

« Les conversations sur les niveaux d’immigration futurs au Canada doivent porter au-delà du nombre d’immigrants et tenir compte de la manière dont le Canada peut assurer une meilleure intégration des immigrants sur le marché du travail », a également indiqué Kareem El-Assal.




Le Conference Board du Canada tiendra les 30 et 31 mai 2018 son 4e Sommet canadien de l’immigration annuel à Ottawa. Chaque année, cet événement important réunit des centaines de leaders d’opinion sur l’immigration venus de partout au Canada, notamment des ministres, des représentants du gouvernement, des représentants d’entreprises et des fournisseurs de services d’aide à l’établissement.

 

 

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