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Jeudi 12 octobre 2017. – A Québec, dans le cadre de la Grande Rencontre organisée par le gouvernement, l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) a plaidé en faveur d’une meilleure planification des stratégies d’immigration.

L’OIIQ a rappelé qu’entre 2010 et 2014, il a fait face à une augmentation de près de 200 % du nombre de demandes de reconnaissance d’équivalence, et que, bien qu’il ait revu ses processus et amélioré son efficience au cours des dernières années ─ l’analyse des dossiers a été réduite, passant de 150 à 80 jours ─, les délais pour l’obtention d’un programme d’intégration n’ont fait que s’allonger.




On note ainsi une diminution importante du taux d’intégration des professionnels immigrants sur le marché du travail depuis cinq ans. Selon les données recueillies par l’OIIQ, ce taux d’intégration est donc passé de 95 % en 2011-2012 à 65 % en 2015-2016. Il est urgent de remédier à cette situation.

De l’importance d’agir
« Sur les quelque 11 000 professionnels immigrants ayant reçu un permis de pratique au Québec depuis quatre ans, il y a près de 2 000 de ces professionnels qui sont des infirmières et des infirmiers ayant trouvé au Québec une terre d’accueil. C’est un pas dans la bonne direction. Toutefois, en ce moment même, plus de 1 000 infirmières et infirmiers formés hors Canada sont en attente d’un endroit pour réaliser leur programme d’intégration professionnelle, alors que le réseau de la santé indique avoir des besoins urgents en matière de main-d’œuvre », d’affirmer la présidente de l’OIIQ, Lucie Tremblay, lors de la rencontre.

Des solutions existent : mettons-les en œuvre
Pour l’OIIQ, les véritables enjeux sont le financement insuffisant des établissements d’enseignement et des milieux cliniques, ainsi que l’admission au programme d’intégration.

La présence d’un continuum entre l’ensemble des acteurs impliqués, présents lors de cette rencontre, permettrait de répondre à plusieurs des enjeux cités ci-haut. Et pour y arriver, il s’agirait de systématiser les modalités de collaboration entre les principaux partenaires et de confirmer le rôle de chacun, en plaçant la personne immigrante au centre de leur intervention.




Par ailleurs, une meilleure coordination entre la stratégie d’accueil des professionnels immigrants et les besoins de main-d’œuvre du Québec est essentielle. « Il faut organiser une planification des besoins de main-d’œuvre en lien avec ceux des régions et des domaines de soins, et ce, où les besoins des patients sont les plus criants », de préciser Lucie Tremblay.

Ce processus devrait viser plus précisément la nouvelle politique d’immigration, dont le ministère de l’Immigration, de la Diversité et de l’Inclusion (MIDI) est le maître d’œuvre. Ce ministère a toute l’expertise, toutes les compétences et toute l’autorité gouvernementale nécessaires à la planification de l’immigration pour la société québécoise.

1 COMMENT

  1. Salut
    Je suis infirmier avec une expérience de travail plus d’un an, âgé de 26 ans et de nationalité algérienne.
    Quel programme d’émigration doit-je suivre pour faire la démarche ?

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