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Drôle de surprise pour les représentants des Nations unies, mercredi à New York. e robot humanoïde « Sophia »  est venue faire un discours lors d’une réunion sur l’intelligence artificielle « Le futur de tout – Le développement durable à l’ère des changements technologiques rapide ». Elle a même pu s’entretenir avec la secrétaire générale adjointe de l’ONU, Amina Mohammed. Mais Sophia n’était pas une intervenante comme les autres. 

Lundii 16 octobre 2017 (rezomontreal.ca).– Alors que la robotique et l’intelligence artificielle ne cessent de se développer, des responsables des Nations Unies ont estimé qu’il fallait tirer parti de ces nouvelles technologies tout en ne laissant personne de côté dans le cadre du développement durable.




A l’ouverture d’une réunion consacrée au développement durable à l’ère des changements technologiques rapides, la Présidente du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), Maria Chatardova, a noté que l’ampleur et le rythme des changements technologiques s’intensifiaient et que n’on ne connaissait pas l’impact mondial à terme de l’intelligence artificielle.

En présence du robot « humanoïde » Sophia, venu accompagner David Hanson, fondateur et directeur général de Hanson Robotics, Mme Chatardova s’est dite ravie de voir aujourd’hui à l’ONU, pour la toute première fois, un aperçu de ce que sera l’intelligence artificielle.

Elle a toutefois rappelé que les conséquences sur le long terme des transformations technologique sont encore inconnues. On ne fait que commencer à voir les retombées positives des applications de l’intelligence artificielle, a-t-elle souligné. Ces technologies représentent des défis complexes d’ordre éthique et sécuritaire ainsi que sur le plan des droits de l’homme, mais elles offrent aussi un potentiel considérable pour le développement durable, a-t-elle estimé, « à condition qu’elles puissent bénéficier à tous ».

Elle a souligné que les réponses à ces questions doivent venir des niveaux mondial et national, mais noté, à ce stade, que les gouvernements et les Nations Unies ne sont pas en phase avec les progrès technologiques. Il faut mieux comprendre les implications de ces avancées scientifiques et technologiques, a-t-elle lancé.

Pour savoir si l’IA peut représenter un outil du développement durable inclusif, il faut examiner la manière avec laquelle elle peut contribuer à créer des opportunités pour les peuples et comment on peut répondre aux problèmes qu’elle soulève, a conclu Mme Chatardova.

La Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Amina J. Mohammed, a également insisté sur le fait qu’il ne fallait laisser personne de côté. Les universités, la société civile, les scientifiques et d’autres acteurs doivent ainsi agir main dans la main dans ce cadre pour éviter les obstacles au développement humain, a-t-elle dit.




Rappelant que ces nouvelles technologies peuvent aider les économies à se développer, la Vice-Secrétaire générale a signalé quelques applications dans le secteur de l’agriculture. Elle a aussi noté qu’en utilisant des logiciels adéquats, des gouvernements pourraient faire des économies dans la mise en œuvre d’infrastructures.

Mme Mohammed a appelé à « combler le fossé technologique entre les pays en développement et les pays développés, entre les pauvres et les riches, et entre hommes et femmes ». De même, a-t-elle continué, les enseignants doivent être formés et les programmes scolaires adaptés à cette nouvelle donne. Pour leur part, les Nations Unies se tiennent prêtes à servir de plate-forme d’apprentissage et d’échanges sur l’intelligence artificielle.

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