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Mardi 7 novembre 2017 (rezomontreal.ca).- Le harcèlement et la violence sexuelle, sous quelque forme que ce soit, sont tout simplement inacceptables. Le gouvernement du Canada s’est engagé auprès des Canadiens pour s’assurer que les milieux de travail fédéraux, y compris la colline parlementaire, sont exempts de harcèlement et de violence sexuelle.

La ministre de l’Emploi, du Développement de la main-d’œuvre et du Travail, l’honorable Patty Hajdu, a annoncé aujourd’hui le cadre que le gouvernement propose à cette fin.




Les déséquilibres de pouvoir et les normes fondées sur le sexe sont le fondement de notre culture, ce qui a créé une tolérance envers ce type de comportement qui a beaucoup trop duré. Les recherches démontrent que le harcèlement et la violence dans les milieux de travail canadiens sont persistants et omniprésents, et que si les incidents sont rarement signalés, c’est parce que les gens craignent les représailles. Pourtant, ces comportements ont des conséquences néfastes et durables, non seulement sur les individus qui les ont subis, mais également sur leur employeur, qui font alors face à une baisse de la productivité et une hausse des taux d’absentéisme et de roulement.

Le cadre proposé aujourd’hui constitue une étape importante pour éliminer le harcèlement et la violence sexuelle des milieux de travail des entreprises relevant de la compétence fédérale, y compris la colline parlementaire. Il est fondé sur trois piliers :

1. prévenir les incidents de harcèlement et de violence;
2. intervenir efficacement lorsqu’ils se produisent;
3. aider les victimes, les survivants et les employeurs au cours du processus.

Le projet de loi C-65 modifierait les dispositions existantes dans le Code canadien du travail. Il remplacerait l’amalgame de lois et de politiques incohérent qui lutte contre ces problèmes au sein de l’administration fédérale, y compris dans les milieux de travail relevant de la compétence fédérale et dans la fonction publique. Une approche exhaustive serait mise en place, laquelle tiendrait compte de la totalité du spectre du harcèlement et de la violence, et étendrait les politiques de manière à couvrir les milieux de travail parlementaires tels que le Sénat, la Chambre des communes et la Bibliothèque du Parlement. Le personnel politique sur la colline serait également protégé.

Les changements proposés au Code créeront une approche plus robuste pour contrer le harcèlement et la violence sexuelle au travail. Ils permettront d’abroger les dispositions vagues et d’exiger des employeurs qu’ils prennent des mesures pour prévenir ces comportements et en protéger leurs employés, qu’ils interviennent lorsque des incidents se produisent et qu’ils offrent du soutien aux employés touchés.




Le gouvernement lancera également une campagne de sensibilisation pour remettre en question les idées fausses et les stéréotypes et élaborera des exemples de politiques à l’intention des employeurs. Afin d’aider les personnes victimes de harcèlement ou de violence au travail, il fournira des services aux employés et aux employeurs pour les aider à s’orienter dans le processus de prévention et de résolution en milieu de travail et pour diriger les victimes vers les services d’aide.

Aujourd’hui, le gouvernement du Canada fait un pas important. Cela dit, aucun gouvernement ne peut régler ces problèmes seul. Il faudra les efforts de tous, employeurs, employés, collègues, membres de la famille et amis, pour faire mieux et pour mettre un terme au harcèlement et à la violence sexuelle.

 

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