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Jeudi 16 novembre 2017 (rezomontreal.ca).- L’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ), syndicat indépendant qui représente l’ensemble des 1 400 ingénieurs œuvrant au sein du gouvernement du Québec, aimerait rétablir les faits liés à la négociation avec le Conseil du trésor et le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET)




Vendredi le 27 octobre – Appel téléphonique entre Marc-André Martin et Pierre Arcand. Nouvellement en fonction, M. Arcand a déclaré avoir beaucoup d’ouverture et souhaitait reprendre le dialogue.

Mardi 7 novembre — Reprise des négociations. Rencontre avec le président du Conseil du trésor qui propose à l’Association la formation d’un comité sur la question de l’expertise et la création d’un Fonds dédié à l’expertise.

Mercredi 15 novembre, 14h — Rencontre avec les représentants du Conseil du trésor pour répondre à la dernière proposition. Dès le début de la rencontre, l’APIGQ annonce la fin de ses moyens de pression et le renoncement à leur droit de grève sans condition jusqu’au printemps 2018. L’Association souhaite arriver à une entente et déclare accepter la proposition de formation d’un comité sur l’expertise. La discussion s’entame sur les modalités du comité.

Mercredi 15 novembre, 16h — Pendant que les représentants de l’Association sont à la table des négociations, les ministres Fortin et Arcand annoncent une Loi spéciale afin d’éviter les congestions « monstres » à Québec et à Montréal sachant très bien que l’Association mettait fin à ses moyens de pression. Ces derniers n’ont pas pris la peine de considérer les opportunités réelles d’entente.




Mercredi 15 novembre, 19h — Retour du Conseil du trésor sur la proposition de l’Association. La réponse du Conseil du trésor constitue un recul financier par rapport à ce qui avait été proposé précédemment et les modalités du comité sur l’expertise sont manifestement de mauvaise foi.

Il est clair que le gouvernement Couillard a créé ce scénario de toutes pièces pour en arriver à justifier une loi spéciale qui est complètement illégitime. Le gouvernement Couillard ne cherche-t-il pas à détourner l’attention du public avec le scandale de l’affaire Bibeau ? Ce serait la seule explication cohérente puisque toutes les chances de règlement ont été sabotées volontairement par le gouvernement hier.

Le gouvernement avait une opportunité claire de trouver une entente avec ses ingénieurs et de renforcer l’expertise interne. L’APIGQ a déposé des concessions drastiques à la table des négociations et avait la profonde conviction qu’une entente était possible.

Malheureusement, le gouvernement a été de mauvaise foi. Les ministres Arcand et Fortin n’ont même pas cherché à savoir comment progressaient les négociations avant de convoquer la Chambre pour une loi spéciale. « Le gouvernement a choisi de frapper sur 1 400 ingénieurs à son service et de nuire à l’expertise interne pour faire diversion sur ses scandales d’éthique. « Si j’étais un membre du Parti libéral, j’aurais honte aujourd’hui », a déclaré Marc-André Martin, président de l’APIGQ.




L’APIGQ entend se prévaloir de ses droits constitutionnels si le gouvernement Couillard met sa menace d’adopter une loi spéciale à exécution.

Alors que le gouvernement entend utiliser la force d’une loi spéciale, rappelons que l’APIGQ a mis un terme à tous ses moyens de pression et fourni désormais une pleine prestation de travail.

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