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Jeudi 8 février 2018 (rezomontreal.ca).- Dans une fiche socioéconomique rendue publique aujourd’hui, l’IRIS montre que les Québécois et les Québécoises paient plus que le reste de la population canadienne pour obtenir des soins buccodentaires.

L’étude qui analyse les données de 2010 à 2016 indique que les dépenses annuelles s’élèvent en moyenne à 529$ par ménage, à la fin de la période. Par ailleurs, leurs dépenses pour des soins buccodentaires augmentent plus rapidement que l’inflation.




« Plus d’un adulte sur quatre [27%] ne va pas chez le dentiste à cause du coût prohibitif des soins buccodentaires», indique Philippe Hurteau, auteur de la fiche. Il ajoute que « trop peu de Québécois et de Québécoises ont accès à des assurances pour les services buccodentaires. Les conséquences sur l’accessibilité des soins sont évidentes».

Parmi les ménages à faible revenu, ce sont 49,8% qui n’ont pas accès à une assurance. C’est 2,5 fois plus que chez les mieux nantis, assurés à plus de 80%. Cumulé au coût élevé des soins, le déficit au niveau de la couverture d’assurance a pour effet d’accroître les inégalités.

Philippe Hurteau précise que « le système actuel prive particulièrement les plus démunis. Par exemple, cela se traduit par un nombre de caries beaucoup plus grand chez les enfants appartenant à des familles moins nanties que chez ceux provenant de ménages ayant des revenus supérieurs. » Les effets se font aussi sentir dans le reste de la population, alors que « les personnes qui ont des revenus moindres sont plus souvent édentées ou ont recours à des prothèses en plus forte proportion», d’expliquer le chercheur.




Pour lire la fiche : http://iris-recherche.qc.ca/publications/dents

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