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Les préoccupations au sujet de la cybercriminalité augmentent, selon un sondage de PwC Canada

  • 55 % des répondants affirment avoir été victimes de fraude au cours des deux dernières années – en hausse par rapport à 37 % en 2016
  • 46 % des organisations canadiennes estiment que la cybercriminalité a un effet plus perturbateur que tout autre type de crime économique sur leurs activités
  • 58 % des fraudes sont commises par des acteurs externes, aussi appelés les « amis-ennemis » de l’organisation – agents, fournisseurs de services partagés, fournisseurs et clients





Mercredi 7 mars 2018 (rezomontreal.ca).- Les entreprises canadiennes sont des cibles pour les auteurs de crimes économiques, tels que la cybercriminalité, le détournement d’actifs et la fraude à la consommation, selon le sondage bi-annuel sur le crime économique de PwC Canada. Ce sondage révèle que 55 % des entreprises canadiennes ont été victimes de crimes économiques au cours des 24 derniers mois, alors que ce pourcentage n’était que de 37 % en 2016.

Au cours des deux dernières années, la cybercriminalité est devenue le crime économique le plus signalé par les organisations canadiennes (46 %), suivi de près par le détournement d’actifs (38 %) et la fraude à la consommation (26 %).

Les organisations du monde entier rivalisent afin de mettre en œuvre de nouvelles technologies et d’utiliser les données pour innover, mais elles doivent se montrer plus vigilantes dans leur gestion des risques informatiques. Selon le rapport, 46 % des organisations canadiennes (comparativement à 31 % à l’échelle mondiale) estiment que la cybercriminalité a un effet plus perturbateur que tout autre type de crime économique sur leurs activités. Au cours des deux dernières années, les organisations canadiennes qui ont été victimes de cybercriminalité ont principalement été touchées par des cas de détournement d’actifs (32 %), de perturbation des processus d’affaires (29 %) et d’extorsion (23 %). Les techniques utilisées pour commettre ces méfaits reposaient principalement sur l’hameçonnage (58 %), les logiciels malveillants (45 %) et le balayage du réseau (20 %).




« Les fraudeurs utilisent des méthodes plus complexes que jamais, et les organisations doivent gérer la fraude de façon dynamique et être préparées à tous les niveaux, du personnel de première ligne à celui des services administratifs en passant par les membres de la haute direction », souligne Domenic Marino, leader national, Enquêtes et juricomptabilité chez PwC Canada. « Les organisations investissent énormément dans leur personnel et dans les technologies pour lutter contre la fraude et la gérer de façon proactive. Le coût des crimes économiques se mesure non seulement en dollars, mais aussi en termes de dommage à la réputation et de perte de confiance. »

« Les technologies sont de plus en plus présentes, ce qui représente à la fois plus de risques, mais également plus de solutions », affirme Marie-Chantal Dréau, associée et leader des Services de juricomptabilité au Québec, chez PwC Canada. « Les cybercrimes touchent un nombre croissant d’entreprises canadiennes. Ces dernières sont-elles plus vulnérables ou davantage outillées pour les détecter? La clé pour atténuer les risques réside dans l’équilibre parfait entre la prévention et la détection. Les entreprises doivent être proactives dans leurs stratégies pour éviter les pertes financières ou les pertes de réputation importantes », ajoute Marie-Chantal Dréau.

Les fraudeurs
Le rapport traite des différents types de fraudeurs, y compris les consommateurs, les acteurs externes, les acteurs internes et les consommateurs :

  • Les acteurs externes : Les personnes qui font des affaires avec les organisations, y compris les clients et les fournisseurs de services, constituent l’un des angles morts et l’une des menaces dont il faut se méfier le plus. Les acteurs externes sont à l’origine de 58 % des incidents, selon le rapport.
  • Les acteurs internes : Les employeurs font généralement confiance à leurs employés, mais le rapport révèle que 35 % des crimes économiques sont commis au sein de l’organisation.
  • Les consommateurs : La fraude des consommateurs est le troisième type de crime le plus souvent signalé au Canada. Elle englobe de nombreux types courants de fraudes, comme la fraude par carte de crédit, la fraude à l’assurance et la fraude hypothécaire. La technologie permet aux consommateurs de commettre plus facilement des fraudes en ligne.

Lutte contre la fraude
Comme la cybercriminalité est en hausse au Canada, les organisations investissent davantage depuis les deux dernières années pour prévenir les intrusions : 64 % des répondants ont maintenant un plan d’intervention pleinement opérationnel, comparativement à 31 % en 2016. Certains de ces plans incluent un chef de la sécurité de l’information attitré. Cependant, seulement 43 % de ces chefs de la sécurité de l’information relèvent du conseil d’administration, ce qui indique que de nombreuses entreprises n’ont toujours pas adopté une approche stratégique pour lutter contre la cybercriminalité.




Les entreprises subissent une pression croissante pour tenir les membres de la haute direction et du conseil d’administration responsables lorsque ces intrusions surviennent, selon l’enquête mondiale auprès des chefs de direction de PwC. Une intrusion peut miner la confiance du public envers une organisation si celle-ci est incapable de la prévenir ou omet de la signaler, ou encore si elle tarde à mettre en œuvre son plan d’intervention.

Bien que le rapport suggère que les investissements dans la technologie peuvent contribuer à réduire les fraudes, il est encore plus important d’investir dans les employés. La majorité des organisations canadiennes (69 %) ont un programme officiel d’éthique et de conformité, mais seulement 30 % considèrent comme une priorité la nécessité de récompenser la prise de décisions éthiques chez leurs employés.

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