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Vendredi 25 mai 2018 (rezomontreal.ca).- Le Comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois, appuyé par la Chaire de recherche en fiscalité et en finances publiques de l’Université de Sherbrooke, invite les partis politiques à rendre public le cadre budgétaire et financier sur lequel reposent leurs engagements électoraux.




Pour faciliter les comparaisons, ce cadre devrait être similaire pour tous les partis et porter sur le même horizon temporel. De plus, ce cadre devrait faire ressortir clairement quelles modifications les engagements électoraux entraîneront aux paramètres budgétaires et financiers actuels.

Le Comité des politiques publiques invite donc aujourd’hui les partis politiques à présenter un cadre budgétaire et financier qui :
  • portera sur la durée du prochain mandat gouvernemental, soit les cinq années budgétaires allant de 2018-2019 à 2022-2023 inclusivement;
  • fera état, pour chacune de ces années, de l’évolution prévue des éléments suivants :
    • les revenus, les dépenses, les excédents ou les déficits, ainsi que le solde budgétaire en découlant,
    • la réserve de stabilisation,
    • la dette brute et la dette représentant les déficits cumulés;
    • le Fonds des générations;
  • expliquera en quoi leurs engagements électoraux modifient les données du rapport préélectoral que présentera le ministère des Finances au mois d’août 2018.





Cette façon d’élaborer et de présenter leur cadre budgétaire et financier amènera les partis à préciser :

  • les coûts additionnels ou les économies qui résulteront des changements proposés aux programmes, projets et mesures administratives existants;
  • leur volonté de modifier dans un sens ou dans l’autre les sources de revenus autonomes du gouvernement : impôts, taxes, tarifs, dividendes des sociétés d’État, etc.;
  • leurs hypothèses sur l’évolution des principales variables affectant les revenus et les dépenses du gouvernement, soit :
    • la croissance économique;
    • la croissance des revenus;
    • la croissance des dépenses;
    • le coût de financement de la dette;
    • etc.





« En uniformisant les règles du jeu, nous croyons qu’une présentation de ces informations au cours de la prochaine campagne électorale permettra aux électeurs et aux analystes de mieux voir les conséquences économiques des mesures proposées par les différents partis, leur permettant ainsi de faire des choix éclairés », souligne Yves St-Maurice, président du Comité des politiques publiques de l’Association des économistes québécois. Ce dernier a transmis aux chefs de tous les partis politiques une lettre explicitant l’approche proposée.

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