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La série Les performances du Canada est un rapport de recherche continue du Conference Board qui vise à aider les dirigeants à prendre connaissance des forces et faiblesses relatives du Canada en matière de performance socioéconomique. Six catégories de performance sont évaluées : l’économie, l’éducation et les compétences, l’innovation, l’environnement, la santé et la société




Lundi 14 mai 2018 (rezomontreal.ca).- Reflétant des années de piètre performance au chapitre de l’innovation, le Canada a perdu un peu de terrain à cet égard dans le cadre du dernier rapport Les Performances du Canada : Bilan comparatif de l’innovation

Le Canada conserve la note de « C », mais glisse de la 9e à la 12e place parmi 16 pays de comparaison au profit de l’Australie, de la Belgique et du Japon qui, eux, grimpent dans le classement.

« Le Canada fait face encore une fois à la réalité d’une faible performance en matière d’innovation, glissant dans le classement alors que des pays de comparaison internationaux clés ont pris un élan, avance Paul Preston, directeur, Politiques en matière de science, de technologies et d’innovation du Conference Board du Canada. Bien que le Canada ait amélioré son score au chapitre de l’investissement dans le capital-risque et de l’ambition entrepreneuriale, il enregistre toujours de faibles résultats au niveau de la R-D des entreprises, de l’investissement dans les TIC, des brevets et de la productivité du travail, ce qui rend difficile la tâche de garder le rythme des pays de comparaison internationaux. »




Bien que les indicateurs retenus soient utilisés différemment que par les années passées, ils se recoupent, donc cela permet toujours une comparaison. Dans le cadre du rapport remanié de cette année, neuf indicateurs ont été utilisés pour évaluer la performance du Canada et celle de 15 pays de comparaison en matière d’innovation. Cela comprend des indicateurs dans les trois catégories suivantes :

  • la capacité d’innovation, c’est-à-dire, les ressources et investissements nécessaires pour disposer de fondations solides afin de réaliser des progrès scientifiques et des échanges d’idées (y compris la R-D publique, les chercheurs affectés à la R-D et les articles scientifiques) ;
  • l’activité d’innovation, c’est-à-dire, l’ambition entrepreneuriale, l’investissement dans les TIC et le capital-risque, de même que la R-D des entreprises qui permettent de transformer des idées en produits commercialisés, services et procédés ; et
  • les résultats en matière d’innovation, c’est-à-dire, des preuves des retombées de la recherche, de l’innovation et de la commercialisation telles que démontrées par les brevets et la productivité globale du travail.

Le Canada se situe toujours au milieu du peloton par rapport à la plupart des indicateurs — il décroche un « A », un « B », trois « C » et quatre « D ».

Le Canada n’obtient qu’un seul « A » au chapitre de l’ambition entrepreneuriale — la proportion de la population en âge de travailler qui fait état d’une activité entrepreneuriale en phase de démarrage, par exemple, des démarches pour créer ou posséder une nouvelle entreprise. Le Canada conserve la note de « B » pour ce qui est de la R-D publique, mais glisse de la 9e à la 10e place parmi les 16 pays internationaux comparés.

Bien que les investissements de capital de risque se soient accrus considérablement dans plusieurs provinces au Canada alors qu’il est à la traîne dans les pays européens depuis la récession, le Canada glisse d’un « B » à un « C », étant donné que l’écart s’est creusé au cours des dernières années avec les États-Unis. Néanmoins, dans ce rapport de 2018, le Canada conserve la deuxième place. Le renouvellement de financement accordé au capital-risque dans le budget fédéral devrait permettre au pays de maintenir sa performance à cet égard ou à l’améliorer davantage. Le Canadadécroche un « C » pour ce qui est des articles scientifiques (mesure du nombre d’articles scientifiques révisés par des pairs par million d’habitants) et de l’investissement dans les TIC.




Le Canada doit se contenter d’un « D » aux indicateurs de chercheurs affectés à la R-D et des brevets pas million d’habitants. Dans cette même veine, le Canada maintient la dernière place sur les 16 pays comparés pour ce qui est de la R-D des entreprises, malgré une légère hausse de 0,82 % du PIB à 0.9 % du PIB. Le Canada glisse de «C » à « D » à l’indicateur de la productivité du travail. Cela résulte probablement d’une baisse des cours des ressources et des activités de l’extraction au cours des dernières années plutôt que d’une baisse de la performance en matière d’innovation.

« Bien que l’on constate des améliorations à certains volets, le Canada reste pris dans un faible équilibre de l’innovation, précise M. Preston. On constate une tendance à la baisse relativement à certains éléments moteurs clés de l’innovation, ce qui souligne le besoin pour les secteurs privé et public d’améliorer leur jeu dans cet environnement toujours plus concurrentiel. Le gouvernement fédéral a répondu à ce message en proposant des investissements en capital-risque et aussi au niveau de l’approvisionnement et des initiatives de supergrappes. Nous espérons que les entreprises y donneront suite et que cela débouchera sur une performance améliorée au cours des prochaines années ».

C’est la deuxième fois que le classement par province est compris dans le rapport Les performances du Canada : Bilan comparatif de l’innovation. Selon ce rapport, certaines provinces sont devancées par des pays de comparaison tandis que d’autres provinces avoisinent l’excellence en matière d’innovation sur le plan international.

L’Ontario occupe le premier rang des provinces, décrochant un « B ». De son côté, le Québec glisse de « B » à « C » dans le cadre du bilan comparatif actuel. Quant à la Colombie-Britannique qui décrochait jadis un « B », elle chute à « D », passant de 10e à la 17e place parmi les 26 régions de comparaison. L’Alberta est la quatrième meilleure province, mais elle doit se contenter d’un « D » au lieu d’un « C », alors que les six autres provinces sont les derniers de classe, écopant d’un «D -».

 

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