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« Au cours des dix prochaines années, le marché du travail québécois devra combler plus de 1,3 million d’emplois dont plus de 90 000 emplois sont déjà vacants en ce moment, aujourd’hui, au Québec », selon François Blais, ministre de l’Emploi

Mardi 22 mai 2018 (rezomontreal.ca).- Pour faire face à la rareté de la main-d’œuvre décriée par de nombreux employeurs, le Gouvernement du Québec met en place la première Stratégie nationale sur la main-d’œuvre (SNMO) 2018‑2023, qui prévoit des investissements de plus de 1,3 G$.




Elle poursuit deux grands objectifs : que plus de personnes occupent un emploi et que soit créé un environnement favorable à l’obtention des compétences que requiert la transformation rapide de l’économie québécoise.

La Stratégie compte 47 mesures, nouvelles ou bonifiées, qui seront portées par 11 ministères et organismes gouvernementaux. Elles s’articulent autour des quatre grandes orientations suivantes :

  • Avoir une meilleure connaissance des besoins actuels et futurs du marché du travail et les diffuser (77,9 M$);
  • Avoir suffisamment de travailleuses et de travailleurs (802 M$, dont 324,1 M$ pour améliorer l’attraction, la sélection et l’intégration en emploi des personnes immigrantes);
  • Améliorer la flexibilité et l’agilité dans le développement des compétences (394,7 M$);
  • Adapter les milieux de travail (63,1 M$).

L’élaboration de la Stratégie s’est appuyée sur une démarche de concertation de l’ensemble des acteurs gouvernementaux concernés et des partenaires du marché du travail, notamment lors du Rendez-vous national sur la main-d’œuvre de février 2017, sur des consultations régionales tenues en 2016 et en 2017 ainsi que sur des échanges avec le comité de pilotage et de suivi composé des dirigeants des associations patronales et syndicales.

Ceci a permis de jeter les bases d’une stratégie nationale basée sur les différentes réalités régionales.




Selon le ministre Blais, pour pourvoir aux emplois, le recours à l’immigration est essentiel. « Le Québec et notamment ses régions a indéniablement besoin de l’apport de travailleurs immigrants. Il y va de la survie de plusieurs entreprises et du maintien de notre prospérité économique », a-t-il indiqué.

« Depuis 2014, c’est au Québec que les entreprises ont créé le plus d’emplois au Canada. Nous affichons maintenant le taux de chômage le plus bas en quarante ans. Notre plus grand défi est devenu la rareté de main-d’œuvre. Pour continuer sur la voie de la prospérité, nous devons nous assurer que les milliers d’emplois disponibles, aujourd’hui et au cours des prochaines années, soient pourvus. Afin de relever ce défi, nous devons mieux arrimer la formation aux besoins de nos entreprises, retenir les travailleuses et les travailleurs plus âgés, accélérer l’automatisation des procédés et miser sur l’immigration. Pour bâtir un nouveau Québec à la hauteur de nos ambitions, toujours plus prospère, instruit, équitable, vert et mobile, nous avons besoin de tous les talents », a déclaré Philippe Couillard, premier ministre du Québec.

 

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