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En 2034, l’immigration représentera 100 % de la croissance démographique étant donné que le nombre de décès au Canada devrait dépasser celui des naissances. Sans immigration, la croissance économique potentielle du Canada ralentirait, passant de 1,9 % à une moyenne de 1,3 % par an ; 26,9 % de la population aurait 65 ans et plus en 2040




Mercredi 16 mai 2018 (rezomontreal.ca).- Si le Canada devait complètement fermer ses portes à l’immigration, sa population active et sa croissance économique subiraient un net recul. Dans un rapport publié récemment, le Conference Board du Canada estime que la croissance économique du pays ralentirait, passant d’un taux tendanciel de 1,9 % à une moyenne annuelle de 1,3 %.

« Il est peu probable que le Canada se ferme complètement à l’immigration, mais construire ce scénario nous aide à mieux comprendre la contribution des nouveaux arrivants à l’économie du pays, explique Kareem El-Assal, associé de recherche principal, Immigration, au Conference Board du Canada. Si le Canada fermait ses portes à l’immigration, il subirait un recul de sa population active, un ralentissement de sa croissance économique et de plus grandes difficultés pour financer des services sociaux comme les soins de santé. »

L’économie a progressé de près de 2,2 % par an en chiffres réels ces cinq dernières années. La combinaison du vieillissement de la population canadienne et du faible taux de naissance freine la croissance de la population active et de l’économie. Dans les décennies à venir, en supposant que le Canada continue à augmenter graduellement son flux de nouveaux arrivants, la croissance du PIB réel devrait être en moyenne de 1,9 %. Cependant, si le Canada n’accueillait aucun immigrant ces 20 prochaines années, sa croissance économique ralentirait à une moyenne annuelle de 1,3 %.




Les auteurs du rapport, intitulé Canada 2040: No Immigration vs. More Immigration (Canada 2040 : Aucune immigration c. davantage d’immigration), indiquent que dans un scénario sans immigration, la population canadienne vieillirait plus rapidement. En 2040, 26,9 % de la population aurait 65 ans ou plus, contre 22,4 % si le Canada augmente graduellement ses niveaux d’immigration. Parallèlement, le ratio travailleurs-retraités tomberait de 3,6 à 2.

Dans ce scénario sans immigration, il deviendrait encore plus difficile au Canada de payer des services sociaux comme les soins de santé, dont les dépenses deviennent plus élevées à mesure du vieillissement de la population. Les gouvernements de tout le pays devraient probablement augmenter les impôts pour compenser la baisse du nombre de travailleurs. En outre, en raison de la diminution de la population active, de la faiblesse de la demande intérieure, et des perspectives d’augmentation de la pression fiscale et des impôts, les entreprises renonceraient probablement à leurs activités au Canada, ce qui ferait baisser les niveaux d’investissement des entreprises.

Dans le scénario sans immigration, pour aider à compenser les mauvaises répercussions économiques et fiscales de la baisse de la population active, le Canada devrait accroître sa productivité en faisant appel aux progrès technologiques pour remplacer les travailleurs. Cependant, même en posant des hypothèses optimistes en matière de productivité, pour atteindre la production potentielle qui serait celle d’un Canada ayant une croissance positive de la population active, il faudrait augmenter nettement les investissements tant publics que privés, ce qui a peu de chance d’arriver dans un contexte où la croissance économique est faible et les impôts potentiellement plus élevés.




Actuellement, l’immigration représente 71 % de la croissance démographique du Canada, et elle a représenté 90 % de la croissance de la population active ces dernières années. En 2034, le nombre de décès au Canada devrait dépasser celui des naissances, et l’immigration devrait représenter 100 % de la croissance démographique. Le fait d’augmenter le nombre d’immigrants à 1 % de la population canadienne au début des années 2030 (soit environ 400 000 immigrants par an) – en hausse par rapport aux 290 000 de 2017 – permettrait d’obtenir une croissance modeste de la population, de la population active et de l’économie du Canada.

2 COMMENTS

  1. Si les canadiens en général, es québécois en particulier, n’étaient pas bêtes, ils respecteraient un peu plus les immigrants et ne voudraient pas transformer tous ceux qui viennent dans leur froid pays en caissiers ou agents de sécurité. Au Canada, pays passablement inculte, la production intellectuelle est méprisée à moins d’être au service de l’État ou ne flatte pas les bas instincts d’une certaine élite québécoise ou canadienne; le Québec est une province où vivent beaucoup d’hypocrites qui adorent afficher une fausse image d’hospitalité et de civilité alors que ce sont, pour la plupart, des haineux primitifs et des brutes xénophobes quand ils ne sont pas tout simplement de vulgaires racistes masqués. Au Québec, même bien parler le français est passible de haine. La haine est la religion nationale québécoise; et quand les quéqué vous haïssent, c’est fini, il feront tout pour que vous vous suicidiez.

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