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Pour faire du Québec un leader mondial en cybersécurité, le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale, Deloitte et Groupe RHEA unissent leurs forces pour créer CyberEco

Samedi 15 septembre 2018 (rezomontreal.ca).- Alors que les cybermenaces, comme la fraude, le vol d’identité ou le vol de données se multiplient et que le bassin de talents qualifiés en cybersécurité s’amenuise, le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale, Deloitte et Groupe RHEA s’associent pour soutenir la création de CyberEco, un nouvel organisme qui permettra d’établir, au Québec, un collectif de talent et d’expertise en cybersécurité.




« L’imagination des fraudeurs et des pirates informatiques n’ayant pas de limites, la cybersécurité est devenue une sphère d’activité d’importance stratégique et qui fait appel à notre capacité d’innovation. L’expertise rassemblée au sein de CyberEco va nous permettre de renforcer les différents piliers de la lutte contre la cybercriminalité ainsi que nos initiatives en matière de prévention » explique Guy Cormier, président et chef de la direction du Mouvement Desjardins.

CyberEco regroupe des experts en cybersécurité travaillant sur des projets communs destinés tant aux entreprises qu’aux particuliers. Ces experts mettent à profit leurs connaissances et leur expérience pour développer des solutions technologiques permettant de rendre plus sécuritaires les activités numériques, notamment avec des outils de sensibilisation, de nouveaux logiciels de protection et de détection, mais aussi des algorithmes d’identification de comportements malveillants.

« Au cours des dernières années, nous avons vu la demande pour des produits et services en cybersécurité littéralement exploser. Pour y répondre, il est impératif de développer de nouvelles solutions qui reposent sur une plus grande collaboration entre les grands acteurs de l’industrie. C’est là l’esprit de CyberEco, et c’est pourquoi nous sommes fiers d’y associer nos équipes et de compter parmi les partenaires fondateurs », ajoute Marc Perron, associé directeur au Québec chez Deloitte.




Dès cette année, une série d’initiatives visant à prévenir les cyberattaques et à mieux protéger la confidentialité des informations personnelles sera déployée. Loin d’être uniquement un centre d’expertise en technologies, CyberEco travaillera aussi sur les comportements humains en misant, notamment, sur des projets destinés au grand public tels que l’application Protection qui sera lancée cet automne. Le Mouvement Desjardins, la Banque Nationale, Deloitte et Groupe RHEA s’associent non seulement pour financer le projet, mais aussi pour partager leur expertise et faciliter l’implantation de solutions.

« Plusieurs secteurs de l’activité économique vivent présentement une révolution numérique. Pour en tirer pleinement parti, les organisations doivent pouvoir s’appuyer sur des solutions de cybersécurité très performantes. Les avantages sont nombreux, qu’il s’agisse de soutenir les activités commerciales ou encore de créer un contexte favorable au développement des entreprises. La cybersécurité est également devenue une question de sécurité nationale, un phénomène qui risque de s’accentuer au cours des prochaines années », souligne Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale.

La cybersécurité, une menace et une opportunité pour l’économie québécoise

Selon les membres fondateurs du projet, le Québec doit se préoccuper encore davantage de cybersécurité, car les technologies sont la clé de voûte de la nouvelle économie. Ainsi, tous les secteurs sont concernés, notamment l’intelligence artificielle, l’industrie 4.0 et les jeux vidéo, des domaines dans lesquels Montréal se distingue déjà.

De plus, les vols d’identité et les escroqueries sur Internet menacent le grand public et engendrent des pertes financières considérables.




La création de CyberEco vise à positionner le Québec sur l’échiquier mondial et à créer et maintenir des emplois ici, mais aussi à profiter d’un marché en croissance qui, d’ici 2020, pourrait atteindre plus de 170 milliards de dollars mondialementi. Sachant que la demande pour des professionnels de la cybersécurité atteindra 8 000 emplois d’ici 2021 au Canadaii, CyberEco entend accélérer le développement de la main-d’œuvre pour faciliter la relève dans ce secteur par ses différentes alliances, notamment avec le monde universitaire. La cybersécurité pourrait donc se hisser parmi les locomotives de l’économie québécoise. L’Université de Montréal a d’ailleurs annoncé aujourd’hui la création d’une Chaire de recherche en prévention de la cybercriminalité, financée par le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale.

« Que le Mouvement Desjardins et la Banque Nationale joignent leurs forces à l’Université de Montréal pour s’attaquer au défi de la cybersécurité, c’est un signal clair de l’urgence d’agir en la matière. Ce partage d’expertise apportera des solutions concrètes tout en répondant au besoin criant de talent dans le domaine », déclare Guy Breton, recteur de l’Université de Montréal

Montréal, un lieu de prédilection

Avec sa forte concentration d’entreprises et de chercheurs en intelligence artificielle, Montréal est le lieu de prédilection pour établir un centre de calibre mondial qui allie cybersécurité et intelligence artificielle. Situé dans le Quartier de l’innovation, au cœur même de l’écosystème économique montréalais, l’organisme pourra multiplier les associations avec des partenaires locaux et internationaux. La présence d’universités, de startups et d’une main-d’œuvre qualifiée permet également à Montréal de se démarquer.

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