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Le président de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec (ACDQ), le Dr Serge Langlois, émet des réserves quant au dépôt du projet de loi modifiant le Code des professions et d’autres dispositions notamment dans le domaine buccodentaire et celui des sciences appliquées en rappelant que, contrairement à ce qu’il propose, la santé buccodentaire des Québécois(e)s ne peut être assurée que par le dentiste, qui dirige une équipe formée de professionnels.

Le président de l’ACDQ, qui représente 4300 dentistes au Québec, est formel à la suite de la première lecture du projet de loi. « Tel qu’il est présenté, ce projet de loi aura des conséquences importantes sur la santé buccodentaire des Québécois(e)s et n’augmentera en rien la qualité et l’accessibilité aux soins. En effet, les changements proposés auront davantage pour effet de diminuer l’accès à un examen buccodentaire complet, que seul le dentiste peut effectuer. Il s’agit d’un recul important pour la santé dentaire en général. Aussi, exigeons-nous d’être consultés afin que le gouvernement puisse d’abord entendre l’ensemble des parties concernées et ensuite prendre une décision éclairée », déclare le Dr Langlois, président de l’ACDQ.

Le projet de loi 29 est inapplicable puisque les ordres professionnels doivent d’abord s’entendre sur les guides de pratique avant son adoption. Par ce projet de loi, le gouvernement confie des pans entiers de la santé buccodentaire à des personnes qui n’ont pas la formation nécessaire et, ce faisant, met en péril la qualité des soins dentaires que reçoivent les Québécois(e)s.

Le Dr Langlois tient d’ailleurs à rappeler que le Québec dispose d’un modèle d’organisation efficace en matière de santé buccodentaire, modèle basé sur un réseau de cabinets dentaires où les dentistes et leur équipe, dont les hygiénistes, travaillent en étroite collaboration dans un lieu unique pour offrir à leurs patients des traitements adaptés. Seul titulaire d’un diplôme universitaire de médecine dentaire, le dentiste fait l’examen, pose le diagnostic et établit le plan de trai­tement, préalables à tout traitement effectué par l’hygiéniste, comme le prescrit la réglementation actuellement en vigueur. Il en est de même pour certains actes d’implantologie qui, selon le projet de loi, pourraient dorénavant être réalisés par les denturologistes.

Enfin, il est primordial que le dentiste soit au cœur des soins de santé buccodentaire fournis à l’ensemble de la population du Québec.

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