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Dimanche 9 septembre 2019 (rezomontreal.ca).- À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSE-CSQ) rappellent l’importance d’investir en éducation et d’agir rapidement pour assurer l’alphabétisation de toutes et tous. Au Québec, tristement, près de la moitié des personnes âgées de 16 à 65 ans éprouvent des problèmes de lecture, ce qui a un impact sur la pauvreté et sur la situation de pénurie de main-d’œuvre qualifiée que nous vivons actuellement.

Un financement adéquat nécessaire

Pour Brigitte Bilodeau, vice-présidente de la FSE-CSQ, « le financement de l’éducation des adultes, dont fait partie l’alphabétisation, est à rehausser de façon significative. Le gouvernement a certes réussi à ajouter cette année quelque 4 millions de dollars pour des services complémentaires à ce secteur. C’est apprécié, mais ça demeure une goutte d’eau dans l’océan des besoins des quelque 180 000 élèves en démarche dans les commissions scolaires, dont près de 9 000 sont inscrits en alphabétisation. Le grand nombre d’élèves par groupe, combiné au manque de ressources en appui au personnel enseignant, demeurent des enjeux problématiques pour encadrer des élèves qui sont souvent très vulnérables. Il est plus que temps d’y voir. »

L’alphabétisation, un levier essentiel 

De son côté, comme elle l’affirme sur toutes les tribunes, la vice-présidente de la CSQ, Line Camerlain, rappelle que l’alphabétisation est un levier essentiel de la participation à la vie en société : « Un gouvernement qui a une volonté réelle d’agir pour la formation doit faire en sorte que chaque personne sache lire et écrire; c’est à la base de la pleine participation citoyenne et cela contribue à la dignité de toutes et tous. Cela crée également un effet domino positif sur l’entourage de celles et ceux qui améliorent leur situation. Le gouvernement doit donc tout mettre en œuvre pour que les compétences en littératie de la population soient significativement augmentées, surtout dans un contexte où les entreprises peinent à combler leurs besoins en main-d’œuvre. Ça devient un impératif politique pour le gouvernement de la CAQ », explique Line Camerlain.

Ma plus belle histoire, dix-sept ans à faire rayonner les adultes en formation

Comme chaque année depuis maintenant dix-sept ans, la FSE-CSQ et la CSQ profitent de cette journée pour lancer le concours d’écriture Ma plus belle histoire. Celui-ci est destiné aux élèves inscrits à l’éducation des adultes, notamment dans des classes de français, d’alphabétisation et de francisation. Véritable succès d’estime parrainé par l’auteur, poète et slameur, David Goudreault, ce concours d’écriture suscite beaucoup d’intérêts dans les milieux, tout en étant un élément de motivation et de valorisation dans les salles de classe.

Un recueil des 50 textes sélectionnés sera lancé au printemps 2020 parmi les quelque 500 textes qui sont reçus chaque année. Les détails du concours seront publiés prochainement sur le site de la FSE-CSQ, qui travaille activement à mettre la formation générale des adultes sur la carte.

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