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« Le premier ministre peut bien tenter de réparer le passé, mais je souhaite surtout qu’il agisse aujourd’hui, au moment où le gouvernement du Québec, en ce même jour, est devant le tribunal et continue d’affirmer que le Québec n’a jamais reconnu le droit à l’autodétermination des Premières Nations et qu’il refuse de reconnaitre que les services policiers des Premières Nations sont des services essentiels ! » affirme Ghislain Picard, chef de l’APNQL.

L’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador (APNQL) reconnait le geste de réconciliation posé aujourd’hui par le premier ministre Legault, « L’APNQL regrette toutefois que le premier appel à l’action n’insiste pas sur la nécessité pour le gouvernement provincial de présenter d’abord des excuses aux femmes et aux filles des Premières Nations. C’est ce que la décence impose face aux préjudices qu’elles ont subis », a affirmé le Chef régional.

Les Premières Nations regardent l’avenir en s’inquiétant que le gouvernement du Québec ne saisisse pas l’urgence d’agir dès maintenant pour corriger la situation actuelle. Les Premières Nations invitent donc directement le Premier Ministre à travailler conjointement afin de mettre fin aux pratiques discriminatoires systémiques dans tous ses services publics.

La volonté politique n’aura pas de portée réelle, sans un remaniement complet des façons de faire du Québec. Le gouvernement Legault a-t-il l’intention de remettre en question les institutions existantes, qui sont en grande partie responsable de ce que dénonce le rapport du juge Viens ?

Le rapport du juge Viens indique une direction, une marche à suivre. L’APNQL le reconnait. Si le gouvernement du Québec ne veut pas avoir à s’excuser encore dans trente ans, le premier ministre Legault doit s’engager maintenant, fermement et publiquement à se joindre aux Premières Nations pour respecter les appels à l’action du juge Viens.

L’APNQL rappelle que les Premières Nations sont les mieux placées pour décider de ce qui est bon pour elles, pour déterminer leur avenir. Au-delà de l’ouverture exprimée, le premier ministre du Québec doit s’engager formellement sur des bases nouvelles, celle de la reconnaissance pleine et entière du droit à l’autodétermination. 

SOURCE Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador

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