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Alors que le gouvernement jouit d’une situation fiscale enviable et de surplus budgétaires, il est impératif de retourner aux contribuables les sommes qu’il a prélevées en trop, fait valoir l’  Institut économique de Montréal (IEDM).

« Les Québécois sont parmi les plus taxés en Amérique en Nord. Il est facile d’oublier que les surplus budgétaires sont essentiellement de l’argent qui a été perçu en trop auprès de nos concitoyens », affirme Vincent Geloso, chercheur associé à l’IEDM. « Quand il baisse les impôts, le gouvernement n’est pas en train de vous faire un cadeau, il vous remet ce qu’il vous doit, tout simplement. »

Le Québec traverse en ce moment une période de croissance économique relativement robuste et devrait saisir cette opportunité pour stimuler la productivité en baissant le taux d’imposition des entreprises et celui des particuliers.

« Les surplus budgétaires se traduisent trop souvent par des subventions aux entreprises, alors que le gouvernement devrait plutôt privilégier les baisses d’impôt. Les entrepreneurs et les citoyens sont bien mieux placés que l’État pour investir et dépenser leur argent », poursuit M. Geloso. « Le Québec est l’une des provinces les plus dépensières en subventions de toute sorte, et ça ne nous a pas rendus plus riches. »

En somme, si le gouvernement se retrouve présentement en bonne posture, c’est surtout parce que son prédécesseur a su limiter le rythme de l’augmentation des dépenses. Le gouvernement actuel devrait poursuivre dans cette voie, au lieu de répéter les erreurs du passé.

« Plutôt que de succomber à la tentation d’augmenter les dépenses comme le demandent les groupes de pression, le gouvernement devrait favoriser des mesures qui auront un véritable impact positif sur notre prospérité. Cela commence par laisser les décisions financières des Québécois entre leurs mains », ajoute M. Geloso.

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