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Les quelque 120 juristes de Montréal ont voté à 99 % en faveur d’un mandat de grève le jeudi 28 novembre dernier. Déjà une première journée de grève est prévue le 11 décembre prochain.

Les négociations achoppent depuis plusieurs mois notamment sur les salaires. Les membres du Syndicat des employés et employées professionnels et de bureau (SEPB-571), affiliés à la FTQ, demandent un rattrapage salarial de 3,6 % avec les procureurs provinciaux et une indexation des salaires raisonnable.

« Nos demandes sont raisonnables puisque notre travail est équivalent à celui des procureurs et juristes provinciaux, notre expertise est la même, je ne vois pas pourquoi nous devrions accepter un salaire moindre », explique Jean-Nicolas Loiselle, président du syndicat des juristes de Montréal. 

Médiation

L’employeur a demandé la nomination d’un médiateur en vertu de la Loi concernant le régime de négociation des conventions collectives dans le secteur municipal, après avoir annulé trois jours de négociations prévus par les parties. Le syndicat désirait poursuivre les négociations et il était en attente de réponse de la part de l’employeur.

Une médiatrice a été nommée par le ministère du Travail la semaine dernière.

« Nous allons nous asseoir avec la médiatrice pour discuter de bonne foi comme nous le faisons depuis le début du processus de négociation. Toutefois, force est d’admettre que l’employeur ne semble pas vouloir bouger. Mais comme vous le savez, il faut être deux pour danser le tango », ajoute M. Loiselle.

Les juristes de Montréal ont décidé de faire une première journée de grève le 11 décembre prochain. Comme ils et elles sont soumis aux dispositions sur les services essentiels, les parties devront déterminer quels services devront être maintenus le 11 décembre. D’autres journées de grève sont à prévoir.  

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