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Avec des coupes brutes et des collages de tissus faussement négligés, Givenchy a célébré dimanche une « beauté imparfaite » dans un défilé du prêt-à-porter féminin à Paris. 

La collection automne-hiver 2020-2021 est inspirée de l’héroïne « insaisissable » du cinéma arthouse et de l’artiste visuelle portugaise Helena Almeida qui mettaient en scène dans ses performances son propre corps. 

Défilé Givenchy à Paris, le 1er mars 2020  AFP

Des foulards sont noués sur le dos ou enveloppent des sacs, des manteaux fermés avec une broche épingle portés avec sandales couleur chair comme si les mannequins marchaient les pieds nus.

« C’est une beauté très imparfaite », déclare en coulisse à l’AFP Clare Waight Keller, directrice artistique britannique de la marque du luxe française.

Défilé Gyvenchy à Paris, le 1er mars 2020 Défilé Gyvenchy à Paris, le 1er mars 2020

AFP

« Mon corps c’est mon travail », disait Helena Almeida. 

C’est la sensualité dégagée par le langage corporel des femmes puissantes qui fascine la styliste britannique qui explore « la dureté et la douceur » dans cette collection présentée dans hippodrome Longchamp à Paris dans un pavillon enveloppé de fumée rouge. 

La top Kaia Gerber lors du défilé pour Givenchy à Paris, le 1er mars 2020 AFP

La mannequin star Kaia Gerber porte une robe rouge faisant découvrir une jambe nue avec une cape intégrée un ensemble qui unit des lignes nettes et souples.  

S’ils ne sont pas couverts par d’énormes chapeaux avec des bords doux et asymétriques, les cheveux sont lissés et gommés, le maquillage naturel. 

Défilé Givenchy à Paris, le 1er mars 2020 AFP

Le rouge est mélangé au noir, le vert au violet, le blanc et noir se déclinent en imprimés à rayures ou à carreaux ou des broderies. 

Des gants hauts se mettent sur des vestes de tailleurs, manteaux ou des robes en maille. 

De longues robes sont des patchworks d’imprimés, de plissé, de drapé avec la taille soulignée par une large ceinture en cuir asymétrique. 

Une invitée au défilé Givenchy, le 1er mars 2020 à Paris AFP

Après avoir fait une collection de manteaux en fausse fourrure, puis renoncé à cette matière jugeant qu’elle n’était pas très écologique, Clare Waight Keller y revient de nouveau dans cette collection. 

Ces nouveaux manteaux sont faits de morceaux de couleurs et de textures différentes. 

neo/ao 

© Agence France-Presse

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