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Aujourd’hui, le gouvernement du Québec a annoncé la prolongation de la fermeture des commerces non essentiels jusqu’au 4 mai. Le premier ministre du Québec en a profité pour remercier les entrepreneurs et pour inciter à l’achat local. La FCEI remercie ces pensées et cet appel à favoriser nos commerçants. 

Bien que la prolongation de la pause semble nécessaire pour réduire la propagation de la COVID-19, les répercussions sur les petites et moyennes entreprises québécoises seront majeures. Ces dernières doivent recevoir de l’aide supplémentaire immédiate de la part du gouvernement.

« Depuis le début de la crise, les pertes financières moyennes des PME québécoises ont presque triplé, passant de 50 000 $ à 140 000 $. À ce rythme, dans un mois, on va passer un point de non-retour. Sans soutien direct supplémentaire, plusieurs petites entreprises devront fermer définitivement. Et c’est le dynamisme économique de toutes les régions du Québec qui en pâtira. Il est important de se rappeler que les PME québécoises contribuent à hauteur de 30 % du PIB de la province et les petites entreprises (moins de 100 employés) assurent près des deux tiers des emplois du secteur privé, » a expliqué François Vincent, vice-président Québec à la FCEI. 

La FCEI souligne aussi que la fermeture des commerces non essentiels crée un terrain de jeu inégal pour les petits commerçants. Permettre aux grandes surfaces de vendre des objets, comme des outils de jardinage ou des téléviseurs, tout en fermant les commerces indépendants n’est pas juste pour ces derniers et ne rejoint pas l’objectif de distanciation sociale.

Plus d’endettement n’est pas la solution
Aujourd’hui, l’évolution du fardeau d’endettement des entreprises canadiennes surpasse celles des autres pays industrialisés. Au Québec, ce sont 35 % des propriétaires de PME qui ont affirmé être incapables d’augmenter leur endettement, selon les dernières données de la FCEI. Jusqu’ici les mesures de soutien gouvernemental se sont essentiellement traduites par des prêts mais les PME ont besoin de subvention directe. 

« Les PME n’ont plus de revenu. Les pertes occasionnées par la pandémie ne seront pas récupérées avant plusieurs trimestres, voire plusieurs années. Contracter un prêt aujourd’hui sans être certain de pouvoir le solver dans les délais prescrits, augmente la pression sur les chefs d’entreprise, qui font de leur mieux pour être solidaire et assumer leur responsabilité collective en ces temps difficiles. C’est de la responsabilité des gouvernements de les aider, » a ajouté M. Vincent.

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