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Alors qu’une PME canadienne sur trois perd de l’argent chaque jour qu’elle est ouverte en raison de la COVID-19, la situation est sur le point d’empirer avec l’augmentation, attendue dès le 1er janvier 2021, des cotisations au Régime de pensions du Canada (RPC) et au Régime de rentes du Québec (RRQ). La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) rappelle que plus de 70 % des PME canadiennes demandent aux gouvernements de ne pas augmenter les taxes sur la masse salariale, comme les cotisations au RPC et au RRQ, dans le cadre de leur plan de relance économique.

« Quand on parle d’augmentation des taxes sur la masse salariale, ce n’est jamais une bonne nouvelle, peu importe la période. Mais, disons qu’une augmentation en 2021 sera encore plus difficile à supporter. Il faut se rappeler que la hausse des cotisations n’affecte pas seulement les employeurs qui voient leurs charges augmenter. Chaque travailleur verra l’argent qu’il lui reste dans ses poches diminuer, à moins que son employeur ne soit en mesure de lui proposer une augmentation de salaire dès le 1er janvier pour compenser », explique Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI.

Le plan actuel de bonification du RPC et du RRQ prévoit une augmentation des cotisations sur une durée de 7 ans. Dès le premier janvier 2021, cela se traduira concrètement par une hausse des cotisations au RPC de 3,8 % et de 3,5 % au RRQ pour tous les travailleurs. Quant au montant maximum de la rémunération assujettie aux cotisations, il augmentera également de 5,3 %.

« En bref, cela signifie que pour les travailleurs qui gagnent 60 000 $ ou plus, l’employeur et l’employé verront leurs cotisations bondir de plus de 9 % au Canada et de 8,9 % au Québec », ajoute M. Guénette.

L’une des plus grandes préoccupations de la FCEI à l’approche de 2021 est que la hausse prévue des cotisations au RPC et au RRQ risque de réduire la capacité des entreprises à recruter du personnel dans un contexte déjà difficile. En effet, seulement 42 % des PME canadiennes et 46 % des PME québécoises ont retrouvé tout leur effectif. De plus, il faut ajouter que pour les petites entreprises, les taxes sur la masse salariale sont déjà très lourdes à porter. Elles doivent être payées que l’entreprise soit rentable ou non et elles seront encore plus difficiles à absorber dans un contexte où les propriétaires d’entreprise vont terminer l’année 2020 très endettés.

La FCEI a envoyé une lettre au gouvernement fédéral en lui demandant de maintenir les taxes sur la masse salariale, comme les cotisations au RPC et au RRQ, à leurs niveaux actuels, car les propriétaires d’entreprise ont besoin d’un répit fiscal.

« Étant donné la situation difficile à laquelle de nombreuses PME sont confrontées, ce n’est pas le moment de les assommer avec une augmentation de taxes. Les PME comptent sur les gouvernements fédéral et provinciaux pour mettre sur pause temporairement toutes les hausses de taxes prévues », conclut M. Guénette.

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