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 Le député de Bonaventure et porte-parole du Parti Québécois en matière d’agriculture et d’alimentation, Sylvain Roy, soutient que le projet de loi no 77, Loi sur l’Institut de technologie agroalimentaire du Québec, ne règle malheureusement en rien plusieurs des problèmes structurels qui touchent cet établissement d’enseignement depuis des années, et qui sont fort bien connus.

EN BREF

  • Le gouvernement rate l’occasion de transférer la responsabilité de l’ITA au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.
  • Il est essentiel que le changement structurel prévu dans le projet de loi s’accompagne d’améliorations majeures aux infrastructures.
  • Le conseil d’administration doit réserver un siège à un représentant d’un organisme environnemental.
  • Le Plan d’agriculture durable doit être enchâssé dans la loi.
  • Les conditions de travail des enseignants ne doivent en aucun cas être détériorées.

Si, d’entrée de jeu, le député salue l’intention d’améliorer le cadre de l’enseignement dans un domaine aussi essentiel que l’agriculture, il soulève néanmoins que le gouvernement a raté une occasion en or de transférer la responsabilité de l’Institut de technologie agroalimentaire (ITA) au ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur. « Ce n’est pas le ministère de la Santé qui forme les infirmières; alors, pourquoi est-ce le ministère de l’Agriculture qui chapeaute la formation donnée à ceux qui sont appelés à nous nourrir? », a soulevé Sylvain Roy, qui ajoute que cet enjeu est d’autant plus d’actualité que le projet de loi prévoit le déploiement des compétences de la nouvelle structure jusqu’à l’enseignement universitaire.

Par ailleurs, M. Roy rappelle que si ce changement de statut pour l’ITA n’est que cosmétique et administratif, de toute évidence, les élèves continueront de fréquenter des bâtiments et des infrastructures vétustes. « Les installations sont tellement bancales que même le ministère de l’Environnement a mis le campus de La Pocatière à l’amende pour non-conformité », rappelle l’élu du Parti Québécois.

Ce dernier voit d’ailleurs d’un œil prudent la nouvelle gouvernance suggérée par le projet de loi; il demande qu’un siège au conseil d’administration de l’Institut soit réservé à un représentant d’un organisme environnemental indépendant. Dans le même ordre d’idée, le député entend exiger l’intégration du Plan d’agriculture durable dans la nouvelle loi.

Enfin, Sylvain Roy craint que le projet de loi no 77 ne vienne précariser les statuts d’emploi des enseignants. « Si cela s’avère lors de l’étude détaillée, je dénoncerai cet état de choses avec force. Car une détérioration des conditions de travail des enseignants entraînera nécessairement une détérioration de l’offre de formation et une perte d’expertise. Ma priorité, en tant que parlementaire, c’est de m’assurer que les intérêts supérieurs des élèves et de la relève agricole sont les piliers de ce projet de loi », a-t-il précisé.

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

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