SHARE

Les 21 et 22 janvier dernier, les ministres fédérale, provinciales et territoriales (FPT) responsables de la condition féminine ont tenu virtuellement leur 38e réunion annuelle et ont approuvé la Déclaration ministérielle fédérale-provinciale-territoriale commune pour un Canada sans violence fondée sur le sexe. Cette déclaration réitère l’engagement de longue date des provinces, des territoires et du gouvernement fédéral dans la lutte contre à la violence fondée sur le sexe (VFS) et dans l’avancement de l’égalité entre les sexes partout au Canada. Elle repose sur la solide tradition de collaboration FPT en matière de prévention de la VFS et de lutte contre celle-ci.

Cette déclaration énonce une vision commune, des principes et des objectifs – pour contrer violence fondée sur le sexe. Cette déclaration représente une étape importante dans l’élaboration d’un plan d’action national pour mettre fin à la VFS au Canada. Le plan d’action national pour mettre fin à la VFS ne fait pas partie du plan d’action national sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées, mais y est complémentaire. 

Les derniers jours ont également été marqués par des discussions importantes au cours desquelles les ministres ont échangé les points de vue et les expériences de leurs gouvernements. Elles ont également exprimé leurs priorités et principales préoccupations concernant la violence fondée sur le sexe, à savoir :

  • La traite de personnes – un autre danger significatif pour la santé et sécurité des femmes et des filles aujourd’hui;
  • La COVID-19;
  • L’importance de tenir compte de ses répercussions économiques sexospécifiques et intersectionnelles.

Au cours de cette réunion, les ministres ont par ailleurs de nouveau souligné l’importance de leur travail collectif en matière d’égalité des sexes et la nécessité d’utiliser l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+) dans les initiatives prises tout au long de la pandémie en tenant compte des points de vue des dirigeantes et dirigeants ainsi que des représentantes et représentants autochtones nationaux et des communautés 2ELGBTQQIA.

Depuis la dernière réunion FPT en décembre 2019, la pandémie de la COVID-19 a amplifié les inégalités systémiques de longue date entre les sexes qui continuent d’avoir des répercussions profondes et disproportionnées sur les femmes.

Tout au long de la pandémie, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ont tenu plusieurs consultations sur les défis que pose la lutte contre la VFS pendant la pandémie et les périodes de confinement. Tous les gouvernements FPT ont annoncé de l’aide d’urgence et ont pris des mesures concrètes pour aider les personnes confrontées à la violence.

Grâce à une solide collaboration avec les gouvernements provinciaux et territoriaux, le gouvernement du Canada a coordonné l’octroi d’un financement d’urgence aux organismes qui aident les femmes et les enfants victimes de violence. Plus de mille organismes de partout au Canada ont reçu des fonds d’urgence pour répondre aux besoins immédiats dans le cadre des 100 millions de dollars annoncés en mai et en octobre 2020.

Les femmes, les filles et les personnes 2ELGBTQQIA autochtones sont exposées à un risque accru de VFS et de traite de personnes, tel qu’énoncé dans le Rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées. Il est impératif que tous les niveaux de gouvernements travaillent en partenariat avec les communautés et les dirigeantes et dirigeants autochtones, les personnes survivantes et leurs familles pour contrer cette violence.

Le 15 janvier, les ministres ont également rencontré les dirigeantes et dirigeants ainsi que les représentantes et représentants autochtones nationaux pour connaître leur point de vue et leurs priorités en matière de prévention de la VFS et de lutte contre cette dernière, et pour discuter des moyens d’y travailler ensemble. L’honorable Carolyn Bennett, ministre des Relations Couronne-Autochtones, a participé à cette rencontre et a profité de l’occasion pour présenter les travaux en cours pour élaborer le plan d’action national sur les FFADA. Le gouvernement du Canada se réjouit de la participation active de plus de 100 femmes autochtones et des efforts des provinces et des territoires dans la poursuite de ce travail. Il demeure engagé à s’assurer que le plan d’action national sur les FFADA soit fondé sur les distinctions, respectueux des spécificités des régions, mis à jour de façon continue et transparent, et que les familles et les personnes survivantes en soient le pivot central. Les ministres FPT et les dirigeantes et dirigeants ainsi que les représentantes et représentants autochtones nationaux ont discuté des liens entre ce travail et les travaux en cours concernant le plan d’action national pour mettre fin à la VFS en reconnaissant que les deux plans nationaux doivent être harmonisés et se renforcer mutuellement.

Prière de noter que le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador exerce ses fonctions en période intérimaire provisoire précédant l’élection provinciale et n’est pas en mesure de participer à la réunion.

Le Québec appuie les principes généraux de la déclaration commune et continuera d’être actif pour lutter contre la violence fondée sur le sexe en priorisant ses propres actions et mesures. Il entend également poursuivre le partage d’information et de meilleures pratiques avec les autres gouvernements dans ce dossier.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here