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Les porte-parole des trois partis d’opposition à Québec en matière de solidarité sociale, Paule Robitaille, Alexandre Leduc et Martin Ouellet, joignent leurs voix au Front commun pour les personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) et au Collectif pour un Québec sans pauvreté, et réclament une aide d’urgence pour soutenir financièrement les personnes prestataires de l’aide de dernier recours, qui subissent une pression financière accrue depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Dans la dernière année, l’augmentation du coût des denrées de base, la perte de revenus d’appoint et la diminution de l’accès aux organismes communautaires et aux services publics ont affecté de manière disproportionnée les personnes assistées sociales. Malgré cette situation bien connue par le gouvernement de la CAQ, aucune mesure n’a été prise par le ministre Jean Boulet afin de venir en aide aux personnes qui reçoivent l’aide de dernier recours, déplore aujourd’hui une coalition d’élus et de groupes de défense des droits des personnes assistées sociales.

Le Front commun pour les personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), le Collectif pour un Québec sans pauvreté et les porte-parole des trois partis d’opposition à Québec en matière de solidarité sociale, Paule Robitaille, Alexandre Leduc et Martin Ouellet, réclament deux mesures au gouvernement de la CAQ afin d’alléger la pression financière des prestataires de l’aide de dernier recours:

  • Une aide d’urgence pour les personnes assistées sociales ;
  • Une annonce claire du ministre Jean Boulet qu’il n’y aura pas de double réclamation de la PCU pour les personnes assistées sociales l’ayant réclamé sans y être éligibles.

« Depuis donc un an, nous avons effectué des rencontres avec le ministre de la Solidarité sociale et multiplié les conversations téléphoniques avec son attaché politique, d’innombrables lettres ont été envoyées à la colline parlementaire, plusieurs communiqués de presse et lettres ouvertes ont été publiés pour se frapper à la même réponse : « on est en train d’évaluer la situation ». Ça fait un an qu’on est dans cette situation que le ministre évalue encore et toujours, ça fait un an qu’on demande une aide d’urgence pour les personnes assistées sociales, un an qu’on réclame à manger! » déclare Jean-Philippe Benjamin, porte-parole du Front Commun des Personnes Assistées sociales du Québec (FCPASQ).

« En abandonnant à leur sort les personnes en situation de pauvreté pendant la crise sanitaire, le gouvernement a lourdement hypothéqué leur santé physique et mentale. Il ne faut pas se leurrer : maintenir les gens dans un état de privation cause nécessairement des dommages. Le 25 mars, nous avons hâte de voir dans quelle colonne de son budget le gouvernement inscrira ce lourd passif dont il afflige la société québécoise. Surtout, nous avons hâte de voir ce qu’il proposera pour enfin aider les personnes les moins nanties de notre société à couvrir leurs besoins de base. N’est-ce pas le minimum que nous devrions viser en tant que société? » déclare Serge Petitclerc, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté.

« Ce que j’ai trouvé de plus difficile dans cette première année de pandémie, c’est de savoir que certains de mes enfants n’ont pas mangé à chaque jour. J’écoute les nouvelles tous les jours et on ne parle pas de pauvreté. On ignore ces personnes complètement. Comme mère de famille qui voit ses proches affectés par ce problème de société, quand je vois mes enfants qui ont faim, ça me révolte. Je suis indignée. On vit dans un monde où c’est l’humain qui est au service de l’économie quand dans les faits, ce devrait être l’économie qui soit au service de l’humain. Avec tous les défis qui nous attendent pour le siècle qui vient, on n’a plus les moyens comme société de mettre qui que ce soit de côté », déclare Chantal Bernard, militante assistée sociale.

« Nous le savons, la pandémie a fragilisé les plus fragiles de notre société. Le fossé des inégalités sociales se creuse plus profondément tous les jours. Il est grand temps de donner une aide d’urgence aux plus vulnérables. Le ministre doit faire preuve d’empathie. Nous le revendiquons depuis un an. Ils et elles ne demandent pas la charité, ils ne souhaitent pas être à la remorque d’organismes communautaires débordés, ils veulent simplement vivre dans la dignité », déclare la porte-parole de l’opposition officielle en matière de solidarité sociale, Paule Robitaille.

« Depuis le début de la pandémie, les personnes assistées sociales sont complètement tombées dans les craques du système alors que leur situation était déjà très précaire. Le gouvernement de la CAQ ne peut plus ignorer leur situation difficile: il doit leur offrir une aide d’urgence pour se sortir la tête de l’eau. Pour les prestataires de l’aide de dernier recours, une aide d’urgence peut faire toute la différence. Le ministre Boulet doit arrêter d’évaluer la situation et passer à l’action », déclare le porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de solidarité sociale, Alexandre Leduc.

« Les personnes qui font appel à l’assistance sociale sont des grands oubliés de la pandémie. Le coût de la vie a augmenté, mais pas le montant qui leur est accordé. Pas admissibles à l’aide financière d’urgence, la situation des assistés sociaux est de plus en plus précaire. Nous exhortons le gouvernement à faire preuve d’humanité et d’empathie, et de bonifier l’enveloppe dédiée aux différents programmes d’assistance sociale dans le prochain budget. Les personnes assistées sociales ont le droit de vivre, plutôt que seulement survivre. Ils ont droit à la dignité », déclare le député de René-Lévesque et porte-parole du troisième groupe d’opposition en matière de solidarité sociale, Martin Ouellet.

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