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La pandémie a démontré le rôle essentiel du milieu communautaire pour resserrer les mailles du tissu social québécois. Et pourtant, la bataille n’est pas terminée et nos organismes sont à bout de souffle. Ils peinent à répondre aux maux exacerbés par la crise sanitaire. On pense aux problèmes de santé mentale que vivent toutes les couches de notre société, à la violence des gangs de rue dans l’est de Montréal, au dépannage alimentaire, et à la pauvreté tout simplement. Dans le contexte anxiogène de la crise sanitaire, nous avons besoin d’eux plus que jamais, notamment pour épauler les populations les plus vulnérables du Québec.

Dans ces circonstances, la porte-parole de l’opposition officielle en matière de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté, Mme Paule Robitaille, a transmis une proposition de mandat d’initiative à la Commission de l’économie et du travail afin d’entendre les différents acteurs du milieu communautaire pour éclairer les parlementaires sur les solutions à déployer pour diminuer les impacts de la COVID-19 sur les organismes communautaires et prévoir comment le soutien aux organismes devra s’articuler à moyen et long terme. Nous pensons notamment à la Table nationale des corporations de développement communautaire (TNCDC) et au Collectif pour un Québec sans pauvreté, à la Coalition des tables régionales d’organismes communautaires (CTROC).

« La situation est extrêmement préoccupante et considérant que le plan gouvernemental en matière d’action communautaire du ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, M. Jean Boulet, est basé sur des consultations qui se sont tenues avant la pandémie, nous croyons qu’il est primordial de saisir l’opportunité offerte par le Parti libéral du Québec afin de nous mettre à jour et de bien revoir les besoins. Nous espérons que les collègues, membres de la commission, jugeront opportun d’entendre les différents acteurs du milieu communautaire afin d’éclairer comme il se doit l’ensemble des parlementaires sur les impacts de la COVID-19 sur les personnes vulnérables et notamment très pauvres. La situation est urgente, le tissu social s’effrite et nos organismes ont besoin d’outils afin de répondre à l’ensemble des demandes, il est temps de planifier les prochains mois. »

Paule Robitaille, députée de Bourassa-Sauvé et porte-parole de l’opposition officielle en matière de solidarité sociale et de lutte contre la pauvreté

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