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Athlétisme Canada a annoncé sa décision de ne pas envoyer d’équipe aux Relais mondiaux de World Athletics, Silésie 2021 qui doivent se dérouler le 1er et 2 mai à Chorzow, en Pologne. La décision de se retirer de l’événement a été prise à la lumière de la situation de la COVID-19 en Pologne et à travers le Canada, ainsi qu’en raison du risque accru lié aux déplacements dans la période actuelle.
 


L’équipe canadienne était réunie à Baton Rouge en Louisiane au cours de la dernière semaine afin de participer au camp d’entraînement annuel des relais. L’objectif était de peaufiner les compétences de relais et de participer à quelques courses à l’Université Louisiana State avant de prendre une décision finale.
 
« La sécurité de nos athlètes, entraîneurs et membres du personnel demeure notre grande priorité, a déclaré Simon Nathan, directeur de la haute performance à Athletics Canada. Bien qu’il y ait des signes d’amélioration, la Pologne rapporte un niveau très élevé de COVID-19 et les voyageurs sont vivent encouragés à éviter tous les déplacements non essentiels vers la Pologne et en provenance de ce pays, et cela, même si les personnes qui ont reçu tous leurs vaccins. La plupart des membres de l’équipe canadienne ne sont pas vaccinés ni la plupart des personnes qui seront impliquées dans la compétition. Ainsi donc, il y a des risques accrus liés à un rassemblement de personnes provenant de partout dans le monde. Nous savons que c’est une nouvelle décevante compte tenu des implications sur la qualification pour les Jeux olympiques. Cependant, nous avons pris cette décision en pendant à la santé et à la sécurité de l’équipe. »
 
« Si un ou une athlète devait contracter la COVID-19, cela compromettrait les préparatifs pour Tokyo, même si cette personne était asymptomatique puisqu’elle devrait alors s’isoler, souligne Nathan. Cela compromettrait aussi tout le monde avec qui ils ont des contacts étroits puisqu’ils devront s’isoler, peu importe leurs symptômes ou un test positif de COVID-19. Ces enjeux sont multipliés pour une équipe de relais en comparaison aux épreuves individuelles. »
 


À leur retour de Pologne, de nombreux athlètes canadiens seraient forcés de respecter une période de quarantaine, tandis que d’autres auraient d’autres incertitudes à affronter quant à un retour aux États-Unis pour l’entraînement et la compétition. Avec un accent sur Tokyo et ce que les athlètes canadiens ont besoin d’accomplir pour réaliser les critères d’inscription requis ou les points au classement mondial, les risques liés à un déplacement en Pologne surpassent de loin les avantages de participer à cette rencontre.
 
Athlétisme Canada avait inscrit des équipes au 4×100 mètres (masculin et féminin) et aux 4×400 mètres (féminin et mixte) avec l’espoir de décrocher des places aux Jeux olympiques en accédant à la finale. À ce jour, la seule équipe canadienne assurée d’une place sur la ligne de départ à Tokyo est le relais 4×400 mètres féminin qui a pris le huitième rang aux Championnats du monde de World Athletics 2019 à Doha au Qatar.
 
« Tant que les résultats en Pologne laissent de l’espace pour que les autres équipes se qualifient, nous avons toujours du temps pour participer à des courses et nous qualifier pour les Jeux par l’entremise des listes des meilleures performances de World Athletics (WA Top Lists), affirme Glenroy Gilbert, entraîneur-chef d’Athlétisme Canada. En route pour les Relais mondiaux, le 4×100 mètres masculin est actuellement neuvième au monde, une position que nous croyons suffisamment élevée pour nous qualifier, peu importe les résultats, tandis que notre groupe du 4×400 mètres mixte est classé 11e. L’équipe féminine du 4×100 mètres aura le plus grand défi à relever puisqu’il est possible que des équipes plus faibles se qualifient en Pologne, poussant notre équipe trop loin dans la liste des meilleures performances. Nous savons que la décision de nous retirer des Relais mondiaux est décevante pour nos athlètes, mais nous sommes engagés à travailler avec eux pour tout faire pour décrocher notre place à Tokyo. »
 


D’autres pays, notamment l’Australie, la Jamaïque, Trinité-et-Tobago et les États-Unis ont retiré leurs équipes de ces Championnats du monde de relais, citant aussi des préoccupations liées à la sécurité entourant la pandémie de COVID-19, des risques pour la santé et le besoin de respecter une quarantaine au retour dans leur pays comme raisons justifiant leur décision.

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