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Àprès de six mois des élections municipales, au moment où les candidatures commencent à affluer, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI) dévoile les attentes des PME à l’égard de leurs candidats. Selon les propriétaires d’entreprise, les candidats municipaux devraient, pour les quatre prochaines années, se doter en priorité d’une stratégie municipale pour le développement économique (46 %) et d’un plan de réduction des coûts de gestion de l’administration municipale (44 %).

« Il est clair que le milieu entrepreneurial s’attend à une vision ambitieuse du développement économique, à des actions pour alléger la paperasserie et à beaucoup de rigueur de la part de ceux qui visent un siège au sein d’un conseil municipal. Au fil des ans, le milieu municipal s’est transformé. Il joue maintenant un rôle central dans la qualité de l’environnement entrepreneurial dans lequel évoluent les PME. Pour assurer des économies locales fortes, il faut répondre aux demandes des PME, parce qu’elles représentent la forte majorité des entreprises au Québec. C’est un point de départ à ne pas manquer », explique François Vincent, vice-président Québec à la FCEI. 

Le sondage révèle aussi qu’en termes de priorité :

  • 40 % des chefs d’entreprise ciblent la mise en place d’un programme d’indemnisation des commerçants touchés par les travaux routiers.
  • 37 % des sondés estiment important de disposer d’un plan de réduction de l’écart entre la taxation résidentielle et commerciale.
  • Un propriétaire sur trois désire l’accélération de la prestation des services aux entreprises (34 %) et l’adoption d’une politique ou d’un plan d’allégement réglementaire (31 %).  

Des engagements et des mesures à court terme à privilégier également
Les entrepreneurs espèrent aussi des actions à court terme pour les aider à stimuler l’économie. La grande majorité souhaitent limiter les hausses de l’impôt foncier des entreprises (60 %) et 40 % réclament une réduction des tarifs municipaux (eau, égouts, matières résiduelles, permis, etc.).

« Nul besoin de rappeler l’état de nos artères commerciales et la situation précaire dans laquelle se trouvent nos restaurateurs, nos commerces de détail et les services personnels, pour comprendre que limiter les hausses de l’impôt foncier à court terme demeure l’action à adopter. La réduction des différents tarifs municipaux et des permis pour offrir une marge de manœuvre suffisante à nos PME est aussi un des principaux outils dont disposent les villes pour soutenir leurs entreprises. Nous espérons que les candidats aux élections municipales de novembre seront sensibles à ces demandes », conclut M. Vincent. 

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