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Selon les statistiques publiées aujourd’hui par L’Association canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes résidentielles nationales ont déjà atteint un nouveau record annuel en 2021.

  • Les ventes résidentielles nationales ont augmenté de 8,6 % d’un mois à l’autre en octobre.
  • Les ventes réelles (non désaisonnalisées) ont diminué de 11,5 % par rapport à l’année précédente.
  • Le nombre de propriétés nouvellement inscrites a augmenté de 3,2 % de septembre à octobre.
  • L’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) a augmenté de 2,7 % par rapport au mois précédent et de 23,4 % par rapport à 2020.
  • En octobre, le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays a augmenté de 18,2 % par rapport à l’année précédente.

Les ventes résidentielles enregistrées sur les systèmes MLS® canadiens ont grimpé de 8,6 % de septembre à octobre 2021, la hausse mensuelle la plus importante depuis juillet 2020.

Elles ont grimpé depuis le mois passé dans environ 75 % des marchés locaux et dans toutes les grandes villes.

Si le nombre de transactions réelles (non désaisonnalisées) a baissé de 11,5 % en octobre 2021 par rapport au record de 2020, il s’agit tout de même de la deuxième meilleure performance jamais enregistrée pour octobre, et de loin.

Entre janvier et octobre 2021, près de 581 275 propriétés résidentielles ont changé de propriétaire par l’entremise des systèmes MLS® du Canada, dépassant le record annuel de 552 423 enregistré en 2020.

« Après un été un peu plus calme, les chiffres d’octobre semblent indiquer que les marchés de l’habitation ont déjà repris la tendance du printemps, marquée par une pénurie d’offre et une demande croissante, explique Cliff Stevenson, président de l’ACI. Cela dit, un échantillon d’un mois n’est pas suffisant pour tirer des conclusions, et nous continuerons de surveiller cette année pleine de rebondissements jusqu’à la fin. N’oubliez pas que les choses peuvent évoluer très rapidement. Votre courtier ou agent immobilier local peut fournir des informations bien plus précises et à jour et vous conseiller adéquatement sur votre quartier et celui où vous envisagez de vivre. »

« L’année 2021 continue de nous surprendre. Les ventes résidentielles ont battu le record de 2020 vers la fin de semaine de l’Action de grâce, donc tout était déjà joué, mais je ne crois pas que beaucoup de gens auraient misé sur une continuation de la tendance jusqu’en début de 2022, explique Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI. Il suffit d’une hausse du nombre d’inscriptions durant un mois donné pour stimuler les ventes, car elles trouveront assurément preneur rapidement. Face à la demande écrasante, l’offre continue de se réduire. Puisqu’on a atteint un creux record, il n’est pas étonnant que les prix remontent en flèche. Il faut construire plus de logements. »

En octobre, le nombre de nouvelles inscriptions a baissé de 3,2 % par rapport à septembre, entraînant une hausse des prix dans environ 70 % des marchés locaux. Avec la pénurie, il n’est pas étonnant de voir l’activité augmenter les mois où l’offre est plus importante.

Comme on a enregistré plus de ventes que de nouvelles inscriptions en octobre, le ratio national des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions s’est resserré pour s’établir à 79,5 %, comparativement à 75,5 % en septembre et 73,5 % en août. Notons que la moyenne à long terme est de 54,8 %.

Si l’on compare le ratio des ventes par rapport aux nouvelles inscriptions aux moyennes à long terme, le marché redonne la main aux propriétaires-vendeurs cet automne. En octobre, les deux tiers des marchés locaux leur étaient favorables, le ratio ayant augmenté d’un écart type ou plus par rapport à sa moyenne à long terme.

À la fin du mois, on comptait 1,9 mois d’inventaire à l’échelle nationale, un recul d’environ un demi-mois par rapport à juillet, ce qui correspond aux creux historiques de février et mars. Notons que la moyenne à long terme de cette mesure dépasse 5 mois.

Les marchés étant extrêmement serrés, l’Indice des prix des propriétés MLS® (IPP MLS®) global et composé a augmenté de 2,7 % d’un mois à l’autre. Cette tendance touche la majorité du pays.

L’IPP MLS® global et composé non désaisonnalisé pour le mois d’octobre a affiché une hausse de 23,4 % par rapport à 2020, la hausse la plus importante en trois mois.

En Colombie-Britannique, la croissance annuelle des prix a de nouveau dépassé 20 %; elle est plus faible à Vancouver, fidèle à la moyenne provinciale à Victoria, et plus élevée dans d’autres régions de la province.

Cette augmentation se chiffre quelque part entre 5 et 10 % en Alberta et en Saskatchewan, et frôle les 10 % au Manitoba.

L’Ontario a pour sa part enregistré une augmentation annuelle des prix de près de 30 %, avec une véritable flambée dans la région du grand Toronto. Montréal se maintient légèrement au-dessus de 20 %, et Québec a atteint 13 %.

Enfin, la hausse annuelle au Nouveau-Brunswick est d’un peu plus de 30 % (plus haute dans le Grand Moncton et plus faible à Fredericton et à Saint John), et celle à Terre-Neuve-et-Labrador, de 10 % (un peu plus faible à St. John’s).

L’IPP MLS® est le meilleur moyen d’évaluer les tendances de prix, puisque les moyennes sont sujettes à de fortes distorsions occasionnées par les fluctuations qui surviennent dans la composition des ventes d’un mois à l’autre.

Le prix moyen réel (non désaisonnalisé) des propriétés vendues au pays en octobre 2021 s’établissait à 716 585 $, soit une hausse de 18,2 % comparativement au même mois l’an dernier. Le prix moyen national est fortement influencé par les ventes dans le Grand Vancouver et le Grand Toronto, deux des marchés les plus actifs et les plus chers au Canada. Si l’on exclut ces deux marchés du calcul d’octobre, le prix moyen national baisse d’environ 155 000 $.

Les ventes résidentielles mensuelles (Groupe CNW/Association canadienne de l’immeuble)

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