Des compressions fédérales touchent des secteurs clés de la science et de la sécurité publique
L’Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) affirme que les compressions budgétaires annoncées cette semaine dans plusieurs ministères fédéraux à vocation scientifique risquent d’affecter des services liés à la sécurité publique et à la protection de l’environnement.
Selon le syndicat, les réductions concernent notamment Environnement et Changement climatique Canada, Transports Canada, Pêches et Océans Canada, ainsi qu’Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Les postes touchés incluraient des scientifiques, des ingénieurs et des spécialistes en politiques publiques impliqués dans la surveillance des marchandises dangereuses, la sécurité ferroviaire, les prévisions météorologiques, la conservation marine et les interventions en cas d’urgence environnementale.
Le 16 janvier, des membres de l’IPFPC ont manifesté sur la Colline du Parlement pour dénoncer ces mesures. L’organisation rappelle qu’un rapport publié en octobre 2025 signalait déjà une diminution des capacités scientifiques au sein de la fonction publique fédérale, attribuée à une baisse du financement et à une réduction des effectifs.
L’IPFPC soutient que ces compressions pourraient limiter la capacité de prévention, de surveillance et d’intervention des organismes concernés. De son côté, le gouvernement n’a pas encore détaillé l’ampleur exacte des postes supprimés ni les services qui pourraient être affectés.
L’Institut représente plus de 85 000 professionnels du secteur public au Canada, principalement employés par le gouvernement fédéral.
