Le gouvernement du Québec et Rio Tinto ont inauguré vendredi une expansion majeure du Centre technologique AP60 à Saguenay, un projet industriel évalué à plus de 2 milliards de dollars destiné à accroître la production d’aluminium à faible empreinte carbone.
Le site compte désormais 96 nouvelles cuves d’électrolyse AP60, capables de produire environ 160 000 tonnes d’aluminium primaire par année. Selon Québec, cette technologie permet de réduire de moitié les émissions de gaz à effet de serre par tonne produite comparativement aux procédés conventionnels.
Le gouvernement québécois a investi 150 millions de dollars dans le projet, alors qu’Ottawa a confirmé un financement supplémentaire de 100 millions pour le développement de la technologie ELYSIS, présentée comme un procédé d’aluminium sans émissions directes de GES lors de l’électrolyse.
La première ministre Christine Fréchette a lié cette annonce au contexte d’incertitude entourant les droits de douane américains et à la volonté du Québec de consolider sa position dans l’aluminium « vert ».
L’industrie de l’aluminium demeure stratégique pour l’économie québécoise. La province produit près de 70 % de l’aluminium nord-américain grâce à l’hydroélectricité, un avantage souvent mis de l’avant pour attirer les investissements industriels liés à la transition énergétique.



