Les quelque 1 800 ingénieurs du gouvernement du Québec ont déclenché lundi une grève générale illimitée, faute d’entente avec le Conseil du trésor dans le cadre du renouvellement de leur convention collective.
L’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec (APIGQ) affirme que les discussions ont échoué après plusieurs mois de négociations, incluant une période de médiation. Le syndicat soutient avoir demandé à être traité comme un groupe prioritaire en raison de l’état des infrastructures publiques, puis à obtenir les mêmes conditions que celles accordées aux fonctionnaires représentés par le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), sans succès.
Selon l’APIGQ, les plus récentes offres patronales comprennent des reculs sur certains acquis obtenus lors de la précédente ronde de négociation. Le syndicat estime que l’écart financier entre les parties demeure limité, à moins de 15 millions de dollars, comparativement aux quelque 500 millions de dollars que le gouvernement consacre annuellement aux contrats de génie-conseil privés et aux 17 milliards de dollars prévus au Plan québécois des infrastructures.
L’organisation syndicale soutient qu’un règlement permettrait de renforcer l’expertise interne de l’État, d’améliorer le contrôle des projets d’infrastructure et la reddition de comptes.
Aucun rassemblement ni manifestation n’était prévu pour cette première journée de grève. Selon l’APIGQ, les ingénieurs demeureront à la maison jusqu’à la reprise des négociations.
Fondée en 1986, l’Association professionnelle des ingénieurs du gouvernement du Québec représente plus de 1 800 ingénieurs employés par l’État québécois.



