Le gouvernement du Québec a autorisé la poursuite de la planification du projet de modernisation du port de Matane, une étape qui ouvre la voie aux études environnementales et à la préparation technique d’un chantier appelé à transformer cette infrastructure stratégique de l’Est-du-Québec.
L’autorisation, annoncée vendredi, permet au ministère des Transports et de la Mobilité durable d’amorcer la procédure d’évaluation des impacts sur l’environnement et de réaliser les études préliminaires nécessaires avant le lancement des travaux. Cette phase de planification est évaluée à 21,6 millions de dollars.
Le projet prévoit la construction d’un nouveau poste à quai, la reconstruction complète du quai existant, le réaménagement des aires d’entreposage ainsi que le rehaussement du brise-lames. Les installations actuelles, vieillissantes, font l’objet de restrictions de charge qui limitent les opérations portuaires.
Afin d’assurer la continuité des activités, les travaux seront réalisés en deux étapes. Un nouveau quai sera d’abord construit pour accueillir les opérations pendant que les infrastructures existantes seront démolies puis reconstruites.
La prochaine phase comprendra également l’élaboration des plans préliminaires, la préparation du dossier d’affaires et les démarches nécessaires à l’obtention des autorisations environnementales provinciales et fédérales, notamment en matière de navigation, de protection des habitats du poisson et des espèces en péril.
Propriété du ministère des Transports, le port est administré par la Société portuaire du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie. Relié au réseau ferroviaire, il constitue un point de transit important pour plusieurs secteurs industriels, notamment les pâtes et papiers, les composantes d’éoliennes et les habitations préfabriquées destinées aux marchés québécois et internationaux.
Le projet est inscrit au Plan québécois des infrastructures 2026-2036 et est assujetti à la directive gouvernementale sur les projets majeurs d’infrastructure publique. Selon les autorités, une quarantaine de consultations ont déjà été menées auprès des usagers, des entreprises, des groupes environnementaux, des citoyens et des Premières Nations afin d’alimenter la planification du chantier.



