Le changement de gouvernement au Québec ouvre une nouvelle période d’incertitude sur la politique d’immigration, alors que les arrivées temporaires sont déjà en recul et que les milieux économiques suivent de près les prochaines décisions de l’exécutif péquiste.
Le Parti québécois, revenu au pouvoir après les élections provinciales, pourrait revoir certaines orientations concernant l’immigration temporaire et permanente, un dossier qui occupe une place importante dans le débat politique québécois.
Les travailleurs étrangers temporaires, les étudiants internationaux et les autres résidents temporaires constituent une part importante des nouveaux arrivants au Québec. Leur nombre a toutefois commencé à diminuer, dans le cadre des mesures visant à réduire la croissance de l’immigration temporaire.
Le dossier est particulièrement surveillé par les entreprises confrontées à des difficultés de recrutement. Plusieurs secteurs, notamment la santé, les services, la construction, l’hôtellerie-restauration et certains secteurs manufacturiers, dépendent de travailleurs venus de l’étranger pour répondre à leurs besoins de main-d’œuvre.
Le nouveau gouvernement devra ainsi arbitrer entre ses objectifs en matière de capacité d’accueil, de protection du français et de contrôle des seuils d’immigration, et les besoins des employeurs.
Les prochaines décisions pourraient également avoir des répercussions sur les personnes déjà présentes au Québec, notamment celles dont le statut temporaire arrive à échéance.
À Ottawa, le dossier demeure également sensible, les responsabilités en matière d’immigration étant partagées entre Québec et le gouvernement fédéral.
Les acteurs concernés attendent désormais de connaître les priorités précises du gouvernement péquiste et leur calendrier de mise en œuvre.


