Top 5 This Week

Articles similaires

« Expulser des travailleurs intégrés, c’est se tirer dans le pied » : le patronat québécois presse Québec et Ottawa d’agir

Le Conseil du patronat du Québec et 18 associations sectorielles ont demandé jeudi aux gouvernements du Québec et du Canada de modifier rapidement leurs politiques d’immigration afin d’éviter le départ de milliers de travailleurs étrangers temporaires déjà intégrés au marché du travail québécois.

Réunis à Montréal, les représentants du patronat ont dénoncé une situation jugée « incohérente », où des employés formés et en poste risquent de perdre leur permis de travail faute de mécanismes de renouvellement adaptés, malgré les pénuries persistantes de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs.

La présidente-directrice générale du CPQ, Michelle LLambías Meunier, a affirmé que ces travailleurs constituaient un « capital humain essentiel » pour l’économie québécoise.

Les employeurs demandent notamment au gouvernement du Québec de revoir les seuils du Programme de l’expérience québécoise afin de permettre à au moins 10 000 travailleurs supplémentaires déjà présents au Québec d’obtenir un statut durable au cours des deux prochaines années.

À Ottawa, ils réclament un assouplissement des règles du Programme des travailleurs étrangers temporaires afin d’autoriser le renouvellement des permis de travail dans tous les secteurs et toutes les régions lorsque les employeurs démontrent un besoin réel.

Plusieurs industries ont affirmé dépendre fortement de cette main-d’œuvre étrangère, notamment la restauration, l’hôtellerie, la construction, le commerce de détail, le camionnage et l’industrie manufacturière.

Le président de Association québécoise des pharmaciens propriétaires, Benoît Morin, a souligné que les pénuries atteignaient 13,4 % chez les pharmaciens et 9 % chez les assistants techniques en pharmacie.

Selon Geneviève Cantin, une réduction de l’accès aux travailleurs étrangers temporaires pourrait fragiliser un secteur touristique qui génère chaque année 19 milliards de dollars pour l’économie québécoise.

Les organisations patronales estiment que les restrictions actuelles risquent d’affaiblir la compétitivité des entreprises québécoises et de pousser des travailleurs déjà francisés et intégrés vers d’autres provinces canadiennes.

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Populaires