Le gouvernement canadien veut passer de la parole aux actes en matière de défense. De passage au salon CANSEC 2026 à Ottawa, le ministre Joël Lightbound a affirmé mercredi que le Canada devait désormais « accélérer l’exécution » de ses projets militaires et industriels.
Alors que le pays s’est engagé à atteindre la cible de 2 % des dépenses militaires fixée par l’OTAN, Ottawa veut réduire les délais d’approvisionnement et renforcer sa capacité de production nationale dans les secteurs de la défense, de l’aérospatiale et de la construction navale.
Le ministre a notamment mis de l’avant la Stratégie industrielle de défense et la Stratégie nationale de construction navale, présentées comme des piliers de la souveraineté économique et militaire canadienne. Depuis 2012, les contrats liés à cette stratégie auraient généré près de 48 milliards de dollars pour l’économie canadienne et soutenu plus de 25 000 emplois par année.
Lors de CANSEC, Joël Lightbound a rencontré plusieurs géants de l’industrie, dont CAE, Bombardier, L3Harris Technologies, ainsi que des acteurs majeurs de la construction navale comme Irving Shipbuilding, Chantier Davie Canada et Seaspan.
Selon Ottawa, les entreprises réclament désormais davantage de rapidité et de prévisibilité dans les contrats publics, dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques et la montée des dépenses militaires.
Le gouvernement soutient que cette nouvelle approche permettra à la fois de moderniser les Forces armées canadiennes et de stimuler l’innovation, les PME et les emplois spécialisés partout au pays.


