Les Producteurs de pommes du Québec (PPQ) ont annoncé mardi la mise en service d’un banc d’essai destiné à évaluer la distribution de l’air des pulvérisateurs arboricoles, une technologie présentée comme une première en Amérique du Nord pour améliorer la précision des traitements en verger.
Développé en collaboration avec l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), le projet bénéficie du soutien de La Financière agricole du Québec (FADQ) et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).
L’équipement permet de mesurer la vitesse et la répartition du flux d’air produit par les pulvérisateurs afin d’en optimiser le fonctionnement. Les promoteurs du projet estiment que cette technologie contribuera à réduire les pertes de produits, à diminuer le bruit des appareils et à améliorer l’efficacité des traitements phytosanitaires, tout en favorisant des pratiques agricoles plus durables.
Selon les PPQ, une douzaine de bancs d’essai comparables existent dans le monde, principalement en Europe. Fabriqué en Allemagne selon la norme AirCheck, celui acquis par le Québec serait le premier de ce type déployé à l’extérieur du continent européen.
Les chercheurs de l’IRDA utiliseront l’installation pour évaluer les pulvérisateurs, produire des recommandations techniques et accompagner les producteurs dans une campagne de diagnostic et de calibration qui se déroulera sur plusieurs années.
Après une première phase de déploiement en Montérégie, le banc d’essai sera mis à la disposition des producteurs d’autres régions pomicoles du Québec dans le cadre d’ateliers financés par le MAPAQ.
Les Producteurs de pommes du Québec représentent plus de 400 pomicultrices et pomiculteurs à travers la province.


