Les marchés d’actions ont terminé majoritairement dans le vert mercredi 21 octobre, portés par des résultats d’entreprises supérieurs aux attentes et un regain d’intérêt pour les sociétés liées à l’intelligence artificielle. La progression des indices masque toutefois des écarts importants entre les entreprises, notamment en France, où Carrefour a lourdement chuté.
La saison des résultats trimestriels continue de dicter le rythme des marchés financiers. Mercredi, les investisseurs ont privilégié les entreprises capables de démontrer la solidité de leurs bénéfices et la persistance de la demande en technologies liées à l’intelligence artificielle. Wall Street a progressé, les principales places européennes ont terminé en hausse et Toronto a bénéficié du redressement des valeurs technologiques et financières. En Asie, les évolutions sont restées contrastées.
Wall Street : le Nasdaq en tête
À New York, le Nasdaq Composite a enregistré la meilleure performance parmi les trois grands indices américains, gagnant 1,05 % à 26 702,86 points. Le S&P 500 a progressé de 0,58 %, à 7 757,17 points, tandis que le Dow Jones Industrial Average a avancé de 0,69 %, à 52 856,09 points.
Les valeurs technologiques ont été particulièrement recherchées. Super Micro Computer a bondi de 9,6 % après avoir publié des perspectives encourageantes en matière de chiffre d’affaires et de marges. SpaceX a gagné 7,8 %, soutenue par l’annonce de son premier bénéfice trimestriel depuis son introduction en Bourse. Hewlett Packard Enterprise a progressé de 3,7 % et Dell Technologies de 5,3 %, dans un mouvement favorable aux fournisseurs d’infrastructures informatiques.
Le compartiment n’a toutefois pas avancé d’un seul mouvement. AT&T a perdu 6,5 %, Netflix a reculé de 5,3 % et Alphabet a cédé 1,6 %. Ces replis illustrent les interrogations persistantes sur les perspectives de croissance de certaines entreprises et sur les conséquences des ambitions de SpaceX dans les télécommunications.
Toronto : technologie et banques soutiennent le marché
À la Bourse de Toronto, le S&P/TSX Composite a terminé autour de 36 325 points, en hausse d’environ 0,6 % selon les données de marché disponibles. Les titres technologiques et les grandes valeurs financières ont contribué à la progression de l’indice canadien.
BlackBerry a figuré parmi les valeurs remarquées, avec une hausse de plus de 6 % en cours de séance selon Reuters. Shopify a également avancé d’environ 2 %, profitant du regain d’intérêt pour les entreprises technologiques. Les valeurs bancaires, dont le poids est important dans l’indice torontois, ont elles aussi soutenu la tendance.
Le mouvement s’inscrit dans le prolongement de la progression des actions américaines liées à l’intelligence artificielle. Il convient néanmoins de distinguer les cotations observées en cours de séance des cours définitifs de clôture pour chaque titre. Reuters, via MarketScreener
Paris : EssilorLuxottica bondit, Carrefour décroche
À Paris, le CAC 40 a gagné 1,06 %, à 7 921,68 points. Les valeurs de la santé, de la technologie et de l’énergie ont contribué à la progression de l’indice.
EssilorLuxottica a dominé les hausses du CAC 40, avec un bond de 15,48 %, à 173,80 euros, après la publication de résultats commerciaux favorables, notamment dans les lunettes connectées développées avec Meta. Bureau Veritas a progressé de 3,64 %, à 28,73 euros, tandis qu’Euronext a gagné 3,14 %, à 174,10 euros.
À l’inverse, Carrefour a chuté de 13,80 %, à 14,05 euros, après avoir abaissé ses perspectives pour 2026 dans un contexte de perturbations liées aux violences et aux troubles sociaux en France. Le contraste entre la progression d’EssilorLuxottica et le recul du distributeur montre combien les résultats et les prévisions propres à chaque entreprise peuvent peser sur les cours, même lorsque l’indice général monte.
Francfort : SAP tire les valeurs allemandes
À Francfort, le DAX a progressé de 1,35 %, à 25 645,04 points, atteignant un sommet d’un mois. Les secteurs des logiciels, des médias et de la technologie ont soutenu cette hausse.
SAP a gagné 3,52 %, à 208,65 euros. Airbus a progressé de 2,70 %, à 198,88 euros, et Bayer de 2,64 %, à 44,63 euros.
Toutes les grandes valeurs allemandes n’ont cependant pas suivi la tendance. Rheinmetall a reculé de 3,23 %, tandis que Merck a perdu 2,83 %. Ces replis ont limité la progression de certains segments du marché.
Londres : une progression plus modeste
À Londres, le FTSE 100 a avancé de 0,19 %, à 10 752,88 points. Sa hausse est restée plus limitée que celles observées à Paris et à Francfort, signe d’une dynamique moins homogène entre les secteurs.
Les informations de clôture consultées confirment la progression de l’indice, mais ne permettent pas d’établir avec suffisamment de certitude un classement complet des principales valeurs individuelles en hausse à Londres. Il serait donc imprudent d’attribuer des performances précises à des titres sans confirmation supplémentaire.
Tokyo : les semi-conducteurs en soutien
À Tokyo, le Nikkei 225 a terminé à 64 621,24 points, en hausse d’environ 0,85 %. Les investisseurs ont notamment réagi à la progression des exportations japonaises en septembre, portée par les ventes d’automobiles et de composants informatiques.
Parmi les valeurs technologiques remarquées au cours de la séance figuraient Mitsui Kinzoku, en hausse de 7,5 %, Ibiden, qui a progressé de 5,9 %, et JX Advanced Metals, en hausse de 5,6 %. Ces performances ont accompagné le regain d’intérêt pour les entreprises associées à la chaîne d’approvisionnement des technologies de pointe.
Des marchés toujours sensibles aux perspectives
La séance de mercredi a confirmé le rôle central des résultats d’entreprises dans les arbitrages des investisseurs. Les sociétés liées à l’intelligence artificielle ont bénéficié de prévisions encourageantes, mais les fortes variations de certains titres rappellent que les marchés restent particulièrement sensibles aux perspectives de bénéfices.
L’évolution des taux d’intérêt, les coûts de l’énergie et les incertitudes économiques continueront également de peser sur les décisions d’investissement. La hausse des indices ne traduit donc pas une confiance uniforme : elle reflète surtout une sélection plus exigeante des entreprises dont les résultats et les perspectives paraissent les plus solides.



