L’Université TÉLUQ a annoncé vendredi la création de la Chaire Docteur Sadok Besrour sur les technologies de santé pour les territoires médicalement isolés, rendue possible grâce à un don philanthropique de 1,3 million de dollars accordé par la Fondation Docteur Sadok Besrour.
Cette contribution permettra la mise en place d’un fonds de dotation destiné à financer durablement des recherches en santé numérique, intelligence artificielle et télésanté, avec un accent particulier sur les populations vivant dans des zones éloignées ou à faible accès aux soins.
La nouvelle chaire sera dirigée par Neila Mezghani, spécialiste reconnue en innovation interdisciplinaire et en intelligence artificielle appliquée à la santé. Selon le donateur, Sadok Besrour, l’objectif est de développer des technologies adaptées « aux besoins réels des communautés éloignées », aussi bien au Canada qu’en Tunisie.
Les travaux de la Chaire porteront notamment sur des solutions de télésurveillance médicale et des dispositifs intelligents capables de fonctionner dans des environnements à connectivité limitée. Les chercheurs souhaitent ainsi améliorer la prévention, le suivi clinique et l’accès aux soins dans des territoires souvent marginalisés par les systèmes de santé traditionnels.
Le projet réunira des spécialistes issus de plusieurs disciplines, dont l’ingénierie biomédicale, les sciences sociales, l’éthique et la santé publique. Pour Lucie Laflamme, cette initiative illustre le rôle stratégique de la formation universitaire à distance dans le développement de solutions innovantes pour les populations vulnérables.
L’Université TÉLUQ, seule université francophone d’Amérique du Nord entièrement consacrée à l’enseignement à distance, accueille chaque année environ 27 000 étudiants.



