L’administration de la mairesse Soraya Martinez Ferrada a annoncé mercredi une série de nouvelles mesures pour répondre à la montée de l’itinérance à Montréal, avec des investissements totalisant près de 60 millions de dollars sur deux ans.
La Ville prévoit consacrer 29,8 M$ dès 2026 afin de renforcer les interventions dans les campements, soutenir les arrondissements les plus touchés et accroître le financement des organismes communautaires en première ligne.
Au cœur du plan figure la création d’une cellule de crise pilotée par le Groupe d’intervention tactique en itinérance (GITI). Inspirée du dispositif mis en place lors des épisodes de froid extrême de l’hiver 2025, cette structure réunira chaque semaine des représentants de la Ville, du gouvernement du Québec, du réseau de la santé et du milieu communautaire afin de coordonner rapidement les interventions sur le terrain.
L’administration montréalaise veut notamment accélérer la gestion des campements, réduire les enjeux de cohabitation sociale et orienter davantage de personnes vulnérables vers des solutions de logement durables.
Montréal injectera également plus de 20 M$ sur deux ans pour soutenir directement les arrondissements confrontés à une pression croissante liée à l’itinérance. Une partie des fonds servira à améliorer la sécurité et les services dans les bibliothèques, centres sportifs et autres installations municipales, ainsi qu’à déployer des équipements sanitaires temporaires.
Dans l’est de la ville, l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve recevra un financement spécifique pour intensifier les opérations de nettoyage autour de la friche Notre-Dame, devenue un important lieu de campement.
Plus de la moitié des sommes annoncées, soit 29 M$ sur deux ans, seront toutefois réservées aux organismes communautaires. La Ville affirme vouloir offrir une meilleure stabilité financière aux équipes de travail de rue et aux groupes venant en aide aux personnes en situation d’itinérance.
« La pression en itinérance ne relâche pas, et nous non plus », a déclaré Soraya Martinez Ferrada, évoquant une « crise humanitaire » nécessitant une mobilisation accrue de tous les partenaires.



