Les conseillers en placement canadiens continuent de voir l’intelligence artificielle (IA) comme un moteur de croissance à long terme, tout en attendant des preuves plus tangibles de sa rentabilité, selon un sondage publié jeudi par Fidelity Investments Canada.
Réalisée auprès de 318 à 449 conseillers lors des webémissions DialoguesFidelity des 21 et 22 juillet, l’enquête montre que 84 % des répondants considèrent que l’IA en est encore aux premières phases de son développement, tandis que seulement 8 % jugent le thème surévalué.
À l’occasion de la publication des résultats financiers des grandes entreprises technologiques, 42 % des conseillers disent surveiller en priorité la croissance des revenus attribuable aux produits et services liés à l’IA. Les prévisions des entreprises (21 %), les dépenses d’investissement (18 %) et les marges bénéficiaires (17 %) figurent également parmi les principaux indicateurs suivis.
Les valorisations élevées des sociétés du secteur constituent le principal risque cité par les répondants (42 %), devant une adoption de l’IA jugée plus lente que prévu (27 %).
Au-delà des fabricants de semi-conducteurs et des infrastructures technologiques, 43 % des conseillers estiment que les meilleures perspectives d’investissement concernent les entreprises de différents secteurs utilisant l’IA pour accroître leur productivité et stimuler leur croissance.
Selon Fidelity, les répondants considèrent également que l’intelligence artificielle doit compléter, et non remplacer, le rôle des conseillers financiers, en améliorant leur efficacité tout en laissant aux professionnels le jugement, la confiance et l’accompagnement personnalisé des clients.


