L’entreprise canadienne de téléphonie mobile TextNow annonce avoir franchi le seuil du milliard de dollars de revenus cumulés, plus de 17 ans après sa création. Fondée à Waterloo en 2009, la société affirme avoir atteint ce niveau sans recours au capital-risque ni à des investisseurs institutionnels, à l’exception d’un financement initial de 1,5 million de dollars.
Le groupe, qui exploite un service téléphonique principalement accessible par application, revendique aujourd’hui plusieurs millions d’utilisateurs en Amérique du Nord. Son modèle repose notamment sur des appels et messages gratuits financés par la publicité, auxquels peuvent s’ajouter des forfaits de données facturés selon différentes durées.
TextNow affirme être restée rentable tout au long de son développement et avoir privilégié la croissance de sa clientèle et l’adoption de ses produits plutôt que les levées de fonds. L’entreprise reste contrôlée par ses fondateurs et n’a pas communiqué, dans cette annonce, le montant de son chiffre d’affaires annuel ni ses bénéfices.
Le cap du milliard intervient alors que la région de Waterloo accueille sa semaine consacrée aux technologies, réunissant entrepreneurs, investisseurs et acteurs de l’écosystème numérique canadien. Pour marquer l’événement, TextNow doit dévoiler une sculpture permanente de l’artiste Philippe Pallafray au Research and Technology Park.
Dirigée par son cofondateur Derek Ting, TextNow compte des bureaux à Waterloo et San Francisco. L’entreprise indique employer plusieurs centaines de personnes, sans préciser dans ce communiqué son effectif total. Elle affirme avoir construit son activité autour d’un accès flexible aux services téléphoniques, permettant notamment aux clients de modifier ou d’ajouter des services sans engagement à long terme.
L’entreprise présente ce parcours comme un modèle alternatif au financement traditionnel des jeunes entreprises technologiques, dans un secteur où les levées de capitaux constituent souvent un levier majeur de croissance.



