Une entreprise de la Première Nation de Lennox Island, à l’Île-du-Prince-Édouard, a obtenu un financement de 100 000 dollars canadiens pour développer une technologie d’intelligence artificielle destinée à améliorer la surveillance des océans, ont annoncé mardi le réseau canadien MEOPAR et l’organisme Ocean Exchange.
Baptisée Awtij, l’entreprise équipe des bateaux de travail, notamment des bateaux de pêche et des navires de patrouille des gardiens autochtones, de capteurs capables de recueillir et de transmettre en continu des données sur l’environnement marin, la consommation énergétique et la position des embarcations.
Cette technologie doit permettre aux communautés côtières d’accéder à des informations sur les écosystèmes marins et les changements qui les affectent. Awtij entend également leur permettre de conserver la maîtrise des données collectées, selon le communiqué des organisateurs.
Le financement a été attribué à l’issue d’un processus d’évaluation par les pairs. Quatre finalistes ont présenté leurs solutions le 22 septembre à Ottawa, lors d’un atelier consacré à l’intelligence artificielle appliquée à l’observation et à la prévision des phénomènes océaniques.
Les trois autres entreprises sélectionnées, Deep Oculus, Open Ocean Robotics et Whale Seeker, bénéficieront également d’un soutien de MEOPAR, sans que le communiqué précise le montant de cette aide.
Le lauréat sera invité à présenter sa technologie lors de la rencontre annuelle d’Ocean Exchange, prévue du 25 au 27 octobre à Fort Lauderdale, en Floride. Il pourra notamment accéder à un réseau d’investisseurs spécialisés dans les technologies océaniques et de partenaires stratégiques.
Pour les organisateurs, cette initiative vise à encourager l’innovation technologique au service de la connaissance des océans et d’une gestion plus durable des ressources marines. Le projet d’Awtij met notamment l’accent sur la participation des communautés autochtones à la collecte et à la gouvernance des données concernant leurs territoires côtiers.



