Les marchés nord-américains ont terminé la séance de mercredi dans le rouge. À Toronto comme à New York, les craintes d’une accélération de l’inflation américaine et d’un possible durcissement de la politique monétaire ont pesé sur les investisseurs, tandis que certaines entreprises ont réussi à progresser à contre-courant.
À la Bourse de Toronto, l’indice composite S&P/TSX a reculé de 1,11 %, à 35 584,46 points, effaçant une partie de ses gains récents. Le repli des cours des métaux a pénalisé les sociétés minières, tandis que les données américaines sur les prix à la consommation ont renforcé les inquiétudes concernant les taux d’intérêt. Selon Reuters, les investisseurs anticipaient davantage la possibilité d’une hausse des taux de la Réserve fédérale américaine avant la fin du mois.
Des gagnants malgré la baisse à Toronto
Toutes les valeurs canadiennes n’ont cependant pas suivi la tendance générale. Labrador Iron Ore Royalty a progressé de 4,25 %, à 21,61 dollars canadiens. Canadian Utilities a gagné 3,22 %, à 49,72 dollars, tandis qu’Emera a avancé de 3,06 %, à 66,97 dollars. Ces performances figurent parmi les principales hausses enregistrées au sein de l’indice composite.
Le contraste est marqué avec les secteurs les plus touchés : Perpetua Resources a chuté de 10,24 %, Energy Fuels de 10,08 % et Celestica de 9,20 %. Les valeurs technologiques et liées aux matières premières ont ainsi subi une pression particulièrement forte.
Wall Street également dans le rouge
Aux États-Unis, la séance a été tout aussi difficile, particulièrement pour les entreprises technologiques. Le Dow Jones a perdu 0,09 %, à 51 621,48 points, tandis que le S&P 500 a cédé 1,11 %, à 7 718,94 points. Le Nasdaq Composite a enregistré une baisse de 1,88 %, à 26 692,87 points, reflétant les inquiétudes entourant les entreprises de croissance et les investissements dans l’intelligence artificielle.
Malgré cette correction, plusieurs titres ont résisté. UnitedHealth Group a bondi de 4,73 %, à 395,62 dollars américains, parmi les meilleures performances du Dow Jones. Apple a gagné 0,5 %, franchissant à la clôture le seuil symbolique d’une capitalisation boursière de 5 000 milliards de dollars. BlackRock a également progressé de 0,7 %, tandis que Netflix a avancé de 0,2 %.
À l’inverse, les valeurs exposées à l’infrastructure de l’intelligence artificielle ont souffert. Oracle a perdu environ 7 %, CoreWeave plus de 15 % et Dell plus de 11 % selon les données rapportées par la presse financière.
Cette séance illustre un marché devenu particulièrement sensible aux perspectives de taux d’intérêt : les investisseurs réduisent leur exposition aux entreprises jugées vulnérables au coût du financement, sans pour autant vendre indistinctement toutes les actions. Les performances individuelles montrent que, même dans un marché baissier, certaines sociétés continuent d’attirer les acheteurs.



